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vendredi 6 janvier 2017

Le vieil homme et la mer, adaptation BD

Le vieil homme et la mer ...
je crois que le roman d'Hemingway fait partie de ces livres qui vous accompagnent tout au long d'une vie. L'adaptation BD de Thierry Murat est un hommage magnifique à l'oeuvre originale.




Résumé du roman : (collection Folio)
«Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, je n'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m'est égal lequel de nous deux qui tue l'autre.
Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson.»

Mon avis sur l'adaptation BD :
D'abord il faut bien précisé qu'on va parler d'une BD librement adaptée du roman d'Hemingway. En effet, vous ne retrouverez pas le texte intégral mais l'émotion, elle, sera bien au rendez-vous. Les planches sont superbes et les couleurs incroyables.  Le coup de crayon est surprenant et les tons orangés ou bleus sombres très prononcés donnent tout le relief nécessaire à l'atmosphère si particulière de cette histoire. Je me suis doucement laissée envoûter par les pages. Le tout passe presque trop vite, on en voudrait un peu plus. Avec des traits simples et précis on retrouve toute la tension de la lutte entre LE poisson et le vieil homme. Il m'est atrocement difficile de vous en dire plus car c'est une oeuvre qui se goûte et se regarde, longuement, au calme. Je suis sous le charme et on peut clairement parler de coup de coeur.

Vivez, Lisez

samedi 23 juillet 2016

L'ombre douce. Coup de coeur

J'ai placé ce livre dans ma wish-list après avoir lu un article dans le magazine Lire. J'étais pourtant un peu sceptique lorsqu'on me l'a offert ... Une histoire d'amour pendant la guerre, les amoureux se retrouveront-ils, ne se retrouveront-ils pas ... J'avais peur du roman un peu à l'eau de rose, mais la plume de Hoai Huong Nguyen étant décrite partout comme tellement poétique ... je me suis lancée ...


Résumé :

1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... 

A peine marié, Yann doit rejoindre les bataillons de la cuvette de Diên Biên Phu. Pluie, bombardements, boue, corps-à-corps : c'est l'apocalypse. Après la défaite, Yann n'est que l'un des milliers de prisonniers condamnés aux marches infernales vers les camps d'internement. Mai est prête à tout pour le tirer de l'abîme. 

Bon déjà Yann vient de Belle-île-en-mer, ça commençait plutôt bien. Les descriptions de l'auteure sont tout bonnement superbes (et elle connait visiblement vraiment l’île) !
Mais pour parler en profondeur du roman ... L'histoire est finalement assez loin des clichés que j'avais peur de rencontrer et ce pour une très bonne raison : les personnages. Nos deux héros sont tout à fait particuliers et leur caractère est loin de celui du commun des mortels car ils sont, dès le départ, des héros tragiques. Ils sont construits d'une manière très fine et très subtile. Ils gardent tout le long du roman une part de mystère et nous livrent seulement par bribes quelques parties de leur vie, tout en émotion. 
L'auteure ne dévoile jamais rien de trop de ses personnages et c'est grâce à cela qu'on évite le côté pathos. Comment vous dire que j'ai été plus qu'emballé par ce très court roman. C'est tout simplement mené d'une main de maître, l'histoire est magnifique, les descriptions sont à tomber, on en sait ni trop ni pas assez. 
Ce livre est d'un équilibre incroyable, le style est remarquable, les métaphores florales sont parfaites ... Il fait définitivement partie de mon top 50 des livres à lire dans sa vie (même top 20, soyons fous !)


Énorme coup de cœur donc pour ce roman que je conseille sans retenue !!!

livre lu dans le cadre du challenge/énigme chacun son époque n°2 organisé sur Livraddict par Magiennedoz

vendredi 29 avril 2016

Les gens dans l'enveloppe, superbe !

Ce roman je l'ai débuté et puis avec l'arrivée d'une petite dame de 3kg740 je l'ai posé dans un coin de ma bibliothèque.
Je l'ai repris il y a quelques jours (je n'en étais qu'à la page 32) et je l'ai dévoré, mais véritablement ! Et tout comme l'auteure, Isabelle Monnin, qui semble avoir du mal à laisser ses personnages et les gens, les vrais, j'ai eu bien du mal à fermer le livre après les derniers mots. 
Je vous en parle.




Résumé :
En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. Les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit : "On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien." Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.


Les gens dans l'enveloppe, c'est d'abord une belle idée, un projet plus qu'intéressant, un objet plein et complexe en même temps qu'humain et très beau. C'est donc d'abord le concept qui m'a attiré. La plume d'Isabelle Monnin m'a très vite happée. J'ai souvent pensé à l'écriture de Marguerite Duras au cours de ma découverte. Les phrases sont courtes, sans fioritures, sans débordements, simples mais vraies, comme les gens dans l'enveloppe. Les figures des photographies sont plus que de simples personnages, ils existent réellement mais avec leur propre vécu. C'est ainsi que leur histoire est à la fois unique et universelle. Elle est la leur et pourtant la notre aussi. Il me semble que l'on peut tous se retrouver un peu dans les personnages des gens dans l'enveloppe. 
J'imagine à quel point il a pu être difficile pour Isabelle Monnin de dissocier les personnages par elle inventés et les âmes qu'elle a rencontré tout au long de son enquête. Quelque chose, un sentiment, une émotion est sortie des photos et c'est grâce à cela que l'histoire des gens dans l'enveloppe n'est pas si loin de l'existence, le personnage principal étant toutefois différent. 
Comment ne pas être touché ? Que ce soit par les personnages, fictifs donc, que par les gens, les vrais, ceux qu'on pourrait croiser tous les jours au détour d'un rayon de supermarché.
Les gens dans l'enveloppe est aussi une histoire d'affranchissement, de quête de liberté. Il faut se libérer des autres, du lieu, de soi-même aussi, pour enfin exister pleinement. Mais est-ce toujours possible ?
Le magnifique de cette oeuvre réside aussi dans le fait de pouvoir entrer doucement dans les coulisses de l'écriture, les coulisses de l'aventure. On part à la rencontre du chemin de création mais aussi, comme l'auteure, à la rencontre des gens. C'est beau et c'est touchant. 
Je voudrais tellement pouvoir en parler d'une plus belle manière afin que vous vous jetiez dessus comme je l'ai fait. Mes mots sont malheureusement bien peu de choses face à la joliesse de ce roman/enquête et musique ! Car il ne faut pas oublier la participation au projet du très talentueux Alex Beaupain. Il a écrit des chansons originales à partir du texte et on trouve également sur le cd quelques reprises des chansons qui ont marquées les vrais gens de l'enveloppe interprétées par ... je vous laisse le découvrir. 

Ce livre est bien plus qu'un "simple" roman, c'est une oeuvre artistique complète dont on attend plus à présent que l'adaptation théâtrale ou cinématographique. 

Vivez, Lisez ! et chantez


Les gens dans l'enveloppe
Isabelle Monnin avec Alex Beaupain
ISBN : 9782709649837 
Éditeur : J-C Lattés(2015)

mercredi 6 janvier 2016

Le ruban, premier coup de cœur de 2016

Sur les conseils de Joss, libraire de L'Archipel des mots à Vannes, j'ai acheté cet été Le ruban, D'OGAWA Ito (éditions Philippe Picquier). Elle en parlait avec des étoiles dans les yeux, elle a évoqué l'écriture poétique et cet oiseau qui tisse des liens entre les différentes vies qu'il croise. Comment ne pas craquer ? 



Une jeune fille, Hibari, et sa grand mère, Sumire, vont ensemble faire éclore et donner une chance de vie à un petit oisillon, Ruban.Un jour, comme un enfant qui devient adulte quitte la maison familiale, Ruban prend son envol et s'éloigne. C'est un grand choc, pour la vieille femme, comme pour la petite écolière. Mais Ruban porte bien son nom et il va rester un lien entre les femmes tout au long de leur vie mais pas que... Cette petite perruche calopsitte va croiser de nombreux destins et va aider, peut-être sans le savoir, de nombreuses personnes. On voit en lui l'espoir, l'ami, le souvenir... Il croise la joie, la peine, la mélancolie et la mort aussi. 

Mais au delà de cette histoire superbe il y a le texte, et vous savez comme c'est important pour moi. Se laisser envelopper par les mots, se laisser porter par la plume (de Ruban et de l'auteur), regarder les vies défiler, parfois calmement, parfois comme un torrent... quel bonheur de lecture. Le délice suprême du lecteur, se retrouver dans un doux cocon, sentir son coeur qui se remplit de chaleur au contact des mots, qui se fige à certains moments, qui bondit de bonheur ou se serre de tristesse. Ce livre, cette écriture, c'est tout ça. C'est un moment un peu hors du temps où il fait bon se plonger, se blottir. 
Evidemment il faut aimer un tout petit peu les destins croisés, un petit peu les oiseaux (mais ce n'est pas obligé) et un petit peu le calme et la sérénité. Si c'est votre cas j'ai UNE question à vous poser ... Pourquoi vous n'avez pas encore lu ce livre ? 

Vivez, Lisez !

Un auteur que j'aime ... Stephanie Blake

Voici une nouvelle sorte d'article sur le blog... "Un auteur que j'aime" et aujourd'hui je vous parle d'une auteure-illustratrice que j'aime énormément ; Stephanie Blake.
Si vous vous intéressez un petit peu aux livres jeunesse vous la connaissez certainement. Elle est la créatrice de ce petit lapin trop mignon : Simon. Parmis les titres les plus connus vous retrouverez, Bébé Cadum, Au Loup ou encore Non pas le pot.



Stephanie Blake vient du Minesota mais elle vit aujourd'hui à Paris. C'est une autodidacte dont un des modèle n'est autre que Tomi Ungerer. Avant de nous faire découvrir les aventures de Simon elle a écrit plusieurs autres albums, mais le succès apparaît vraiment à la sortie du fameux Caca Boudin, en 2002 aux éditions de l'Ecole des Loisirs.
Stephanie Blake ne cherche pas à tout prix à plaire, elle écrit sur ce qui la touche d'abord et l'adapte ensuite pour son jeune public. Elle ne se force jamais sur un sujet et c'est ce qui rend chaque album si juste et aussi si drôle.
Une chose que j'aime par dessus tout dans les albums de cette créatrice de talent, c'est le jeu avec les différents rythmes et la typographie. Suivant les moments de l'histoire et suivant les émotions de Simon, la typographie est plus ou moins grande, en gras ou en italique, ce qui permet aux parents, comme aux enfants, de vraiment jouer avec le langage et les différentes expressions des sentiments. Les enfants, même assez jeunes, retiennent très vite le texte grâce à ces variations et c'est à chaque fois un vrai moment de plaisir de pour pouvoir relire et relire encore les albums de Stephanie Blake en s'amusant et en laissant toute la place dont à besoin le jeune lecteur (ou auditeur) pour s'exprimer et interagir avec le texte.
 Les histoires sont drôles et toujours très malines, c'est un régal !

A lire, à écouter et à regarder à tout âge !

Vivez, Lisez, Rigolez 

mercredi 30 décembre 2015

Petit article pour grande sagesse

Contes des sages d'Afrique



Dans le cadre du challenge des 5 continents sur Livraddict, je me suis plongée dans ce petit recueil de contes d'Afrique à la couverture et à la mise en page absolument très chouette. 

Dès le départ on nous le dit, ce livre doit s'ouvrir comme on parle à un ami ; le mieux étant de choisir un conte au hasard. C'est ce que je fais pour la moitié des contes et je dévore le reste dans mon bain. 
Certains contes sont plus simples d'interprétation que d'autres et évidemment suivant les gens certains touchent plus ou moins. On est face à des légendes anciennes pleines de conseils de sages, d’apparitions du démon ou de rois despotes. L'écriture est belle et l'objet livre est à lui seul un moment de réconfort. C'est un recueil à lire au calme, à méditer et à relire plusieurs fois. Il peut constituer un cadeau parfait, même pour quelqu'un qu'on ne connait que très peu car chacun peut interpréter les choses selon sa propre histoire, et ces légendes (surtout en ce qui concerne l'égoïsme humain) sont (malheureusement) encore totalement d'actualité... 

A découvrir et à feuilleter de temps en temps ou tout le temps, à croquer d'un coup ou à déguster lentement. 
Avec ce livre tout est permis. 

Belles lectures en cette fin d'année. 

Vivez, Lisez, Pensez !

lundi 21 décembre 2015

jour 19 ... un beau cadeau

Comme vous l'avez vu dans le TAG du jour 18, LE cadeau pour moi c'est un livre. Alors voici une belle idée de livre pour mettre au pied du sapin. 

Arctique,  Vincent Munier

J'ai découvert cet artiste à l'occasion du festival de la photo de la Gacilly cet été. Superbe ! Comment ne pas être touché par ce blanc pur ? Les photos de Vincent Munier sont tout en même temps, les étendues désertes, le froid, la proximité de la nature, le calme et la tempête, le tourbillon. Ces images sont plus qu'un invitation au voyage, elles sont LE voyage. C'est puissant, fort, beau et douloureux, sensible et difficile. 
C'est beau, en fait, c'est aussi simple que ça !






Le photographe aventurier nous présente ses plus belles images de l’Arctique, réalisées au cours des six dernières années lors d’expéditions hivernales, souvent en solitaire et sans assistance. Pour nous offrir ces photographies, il a parcouru des centaines de kilomètres en tirant son traîneau dans des conditions extrêmes, sur le territoire du loup blanc : le « fantôme de la toundra », comme le surnomment les Inuit. De la Scandinavie aux îles les plus septentrionales du Nunavut (Canada), nous sommes invités à découvrir un monde animal fascinant de beauté, où l’on croise ours et renards polaires, caribous, bœufs musqués et harfangs des neiges… Jusqu’à cette rencontre inoubliable, où une meute de neuf loups a encerclé le photographe !
Des images uniques, dont l’apparente douceur ferait presque oublier la rudesse de ce désert du bout du monde. Baignées d’un blanc envoûtant, elles nous transportent dans un long et mystérieux voyage à travers les immensités du Grand Nord. Enfin, Vincent Munier partage des extraits de ses carnets d'expéditions dans un livret à part, nous conviant ainsi dans l’aventure arctique... (texte de l'éditeur)

jeudi 17 décembre 2015

jour 15 ... 3 maisons d'édition que j'aime (part 1)

Rue du monde

Maison d'édition créée en 1996 par Alain Serres, Rue du monde est pleine de surprises et de magie. Les livres sont toujours pensés avec soin, dans une optique d'ouverture de l'enfant sur le monde et les choses qui l'entourent. Rien n'ai jamais laissé au hasard, que ce soit les textes ou les illustrations. Il y a dans la ligne éditoriale un véritable respect de l'enfant lecteur (et de l'adulte aussi, parce qu'on se fait bien plaisir en parcourant ces livres). Que ce soit dans les albums, dans les livres de cuisines, on est toujours dans du subtile, du drôle et de l'émouvant ! 

Voici quelque uns de mes titres préférés chez cet éditeur qui est avant tout un passeur de culture et de belles choses !

Cœur de Hibou


Ce titre m'a arraché une larme. On découvre un petit loup orphelin qui va être élevé par un hibou. La vie est belle mais un jour petit loup veut s'envoler... 
Cette histoire est superbe, poétique, les dessins sont splendides. Que puis-je dire de plus ? une aventure sur l'amour, l'adoption,  sur l'envol du nid, sur l'enfant qui grandit... Convient aussi bien aux enfants qu'aux parents !

Bébé lézard bébé bizarre


Un petit bébé lézard perd sa queue. Il va donc donc en essayer beaucoup d'autres, mais entre la queue du lion et celle du nounours ce n'est pas facile de retrouver la sienne. 
Ce qui est génial ici c'est qu'à chaque fois que bébé bizarre essaye une nouvelle queue il nous faut tourner la page pour découvrir à quel animal elle appartient. 
Parfait pour apprendre le nom des animaux !


Une cuisine qui sent bon les soupes du monde


J'ai déjà parlé de cette collection dans un article il y a 2 ou 3 jours. Je ne reviens pas longuement dessus, juste pour vous dire que c'est fabuleux pour cuisiner de belles recettes avec vos enfants et pour s’émerveiller devant les couleurs incroyables des illustrations. 

Cartes



Enfin un très bon livre pour parler du monde à nos enfants ! Déjà l'objet est magnifique et ensuite tout est très clair. Il y a pour chaque carte des dessins qui permettent à l'enfant de saisir tout de suite la culture du pays. 
Quels animaux, quels plats, quels costumes, quelles traditions ? 
Ce grand et bel album est parfait pour engager la conversation avec les plus jeunes sur les différentes cultures. 



mardi 15 décembre 2015

jour 13 ... idée livre

Je l'ai vu et j'ai craqué, je suis totalement fan. 
Quel est donc ce livre ? C'est un livre de cuisine. C'est une maison d'édition ouverte au monde et aux cultures. Ce sont des illustrations superbes. C'est un livre comme un objet d'art. 

Une cuisine du monde pour les bébés 



Dans la même collection on connaissait déjà les soupes du monde, le chocolat ou encore les épices. Le travail de la maison d'édition Rue du monde sur ces œuvres est juste magnifique et les recettes sont en général très accessible et ponctuées de contes de monde. 




Aujourd'hui un petit nouveau fait son entrée avec des recettes pour que les plus petits découvrent les saveurs de chez eux mais surtout d'ailleurs !

A l'intérieur on peut retrouver par exemple une purée de courge butternut au sirop d'érable ou des délices fondants à la patate douce (le coup de cœur de la fille de l'auteure). Anne Kerloc'h a testé toutes les recettes avec sa fille et elles sont toujours évolutives. On peut ajouter plus de morceaux au fur et à mesure et il y a aussi des variantes pour les parents, parce qu'on a pas toujours le temps de cuisiner 36 plats différents et que c'est sympa de se retrouver autour du même repas. 
Avec ce livre il ne faut plus avoir peur de faire goûter des épices à nos enfants ou encore de proposer du tofu (en quantité très raisonnable) afin de les familiariser avec tous les goûts et toutes les cultures. 

Un bel objet pour s'ouvrir au monde et aux autres dès le plus jeune âge. 

Vivez, Lisez, Cuisinez

mardi 8 décembre 2015

jour 8 ...deux albums pas que pour les enfants !

Et non ! Ce serait trop injuste si, une fois adulte, on ne pouvait plus se laisser aller au plaisir délicieux de tourner des pages pleines de couleurs et de magie. 
Imaginez un peu que, une fois vos 8 ans révolus, interdiction vous soit faite d'ouvrir un album à l'histoire incroyable, folle, loufoque ou effrayante ... Terrible non ? Heureusement on peut lire des albums à n'importe quel âge. 
Vous avez eu un petit peu peur hein ? 

Comme vous me connaissez un peu maintenant, vous savez que je suis totalement amoureuse de Rebecca Dautremer, et que mon amour pour l'histoire d'Alice au pays des merveilles est sans bornes. Ça tombe drôlement bien parce qu'on va parler de ces deux concentrés de bonheur aujourd'hui. 

Les illustrations de Rebecca Dautremer ... comment puis-je vous les décrire si vous ne les connaissez pas encore ?
C'est un mouvement du trait particulier, rond et poétique ; un petit bond au fond de votre cœur, un moelleux au chocolat qui fond lentement. Ces œuvres sont comme des millions de petites bulles, très fines et délicates, qui viennent éclater dans vos yeux. C'est ce qui fait faire un aller-retour d'émotion dans votre cœur encore plus rapidement qu'un shot de vodka caramel. C'est indescriptible, il faut plonger dans l'image, tout un monde s'ouvre soudain devant vous, inconnu, mystérieux et pourtant rassurant, un peu comme de la confiture de cerise sur du pain chaud. Pour moi c'est ça les dessins de Rebecca. 





Alors évidemment, quand elle s'associe (une fois n'est pas coutume) avec le génial Taï-Marc Le Thanh ça fait ... des étincelles (pas des céréales au chocolat ! non !). 
Taï-Marc Le Thanh c'est l'auteur de la série (topissime) Jonah (et devinez qui s'occupe des couvertures) c'est aussi lui qui a écrit l'album Cyrano (illustré par ... je vous laisse imaginer). 





Ces deux là, quand ils sont ensemble, ils vous font tourner la tête de partout avec des mots, des couleurs, des idées, des histoires ... 
Cette fois ils nous parlent du  Yéti (rien que ça) et d'une fille qui part à sa recherche ... alors qu'il est finalement peut-être là depuis le début. 
Je ne sais pas vous, mais moi ça me fait totalement rêver. C'est comme ça. 



*****

Il y a autre chose que me fait rêver, c'est Alice. Alors quand j'apprends que l'univers si particulier et décalé de Benjamin Lacombe rencontre cette jeune demoiselle (150 ans tout de même) et vient nous présenter son pays des merveilles comme on ne l'a très certainement jamais vu, je me dis que j'ai de la chance d'avoir accès à toutes ces œuvres ! Je ne présente pas Benjamin  Lacombe, on est d'accord ? 
Alice c'est tellement de choses à la fois, c'est beau et ça fait peur (bah si, quand même, ça fait un peu peur) ! C'est magique et terrifiant, c'est la réalité dans le rêve ou l'inverse je ne sais pas, il faut demander à Absolem. C'est le chapelier fou au fond d'une tasse...
Benjamin Lacombe apporte un regard vif et très personnel à l'oeuvre. Rien ne semble laissé au hasard, le moindre détail est pensé et poncé, travaillé comme une pierre précieuse. Le talent de Lacombe n'est plus à prouver (qu'on aime son univers ou non), pour ma part vous l'avez compris j’adhère à 100%. Donc bien évidemment je ne peux que vous conseiller de vous jeter goulûment sur ce livre !



Voilà, deux albums qui ne sont pas forcément pour les enfants. Deux œuvres d'art, deux moments de poésie comme on a la chance d'en avoir encore (et pour longtemps j'ose l'espérer).

Vivez, Lisez, Rêvez !

vendredi 4 décembre 2015

Jour 4 ... Création, le livre particulier

Tous les ans j'attends ça avec impatience ! C'est devenu mon petit rituel comme certains attendent le père Noël. 
Chaque année j'attends cette odeur de colle si particulière, ce toucher des pages, ce délicat relief sous les doigts, cette histoire magnifique issue de contes lointains. 
Vous ne voyez pas de quoi je parle ?

Voici de quoi éclairer vos lanternes... 

Les éditions Actes Sud Junior font un travail superbe en éditant tous les ans un livre à tirage limité, fait main et c'est toujours splendide. Je vous avais déjà parlé dans un article de l'incroyable Vie nocturne des Arbres. Cette année la nouvelle oeuvre de l'éditeur Indien Tara Books (avec lequel Actes Sud Junior travaille) promet d'être tout aussi poétique ... 
découvrez Création !

Avant tout, pour bien comprendre le travail fantastique effectué sur ces livres, voici une vidéo qui vous transportera plus que mes mots 


Ça y est ? convaincus  ? 

De l’oeuf des origines à la naissance de l’art, du potier des Enfers à la graine sacrée, les mythes de la création nourrissent les coutumes et l’imaginaire des Gond, tribu du centre de l’Inde. Le célèbre artiste gond Bhajju Shyam les a réunis pour la première fois et en a restitué leur essence dans une série d’images extraordinaires, célébrant le cycle de la vie, mort et renaissance.





Je n'ai pas encore eu la chance de tenir entre mes mains Création (livre qui reproduit des œuvres originales en sérigraphie) mais je peux vous promettre les yeux fermés que c'est un cadeau parfait pour les amateurs de l'objet livre, les collectionneurs et les rêveurs. 
Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies et je vous le demande, du fond du cœur, pour respecter l'esprit du travail de ce beau partenariat entre Actes Sud Junior et les éditions Tara Books, ne le commandez par sur Amazon. En plus c'est un tirage limité, chaque livre est numéroté, ce serait dommage d'abîmer une merveille pareille dans la folie des colis de Noël à la chaîne. 

Je vous souhaite de très jolies lectures. 

Vivez, Lisez !

dimanche 18 octobre 2015

La langue selon Novarina

"Les langues en savent plus que nous. Il faut les porter à notre oreille : et parfois ne plus du tout les savoir pour les entendre."



La langue inconnue, voilà bien un titre intriguant... 

Le résumé :

« Pacoter : marcher dans le pacot (sorte de boue), patiauquer : marcher dans la patiauque (autre sorte de boue, un peu plus gluante)... Le pacot et la patiauque sont à distinguer du diot – boue argileuse – et de la ouafe – boue de neige fondue. »
Valère Novarina travaille les langues qui l'habitent, les met en scène, les compare, les déploie dans leurs contextes, leur parentés, leurs timbres, leurs souffles, leurs accents, leurs rythmes. Dans "Une langue inconnue", le patois savoyard avec toutes ses nuances et le hongrois chantant pour Valère enfant sont des langues en mouvement.

 Mon avis :

Si vous pensez que vous allez lire ce livre de 49 pages en 30 minutes je vous arrête tout de suite. Bien que le livre soit très petit, il est bien difficile de le survoler. Il faut prendre le temps de comprendre ce que l'auteur veut nous transmettre. Novarina choisit ses mots avec soin afin de permettre au lecteur d'entrevoir précisément ce qu'il ressent face à la langue. Pour l'auteur, le chercheur, l'homme de mots, les langues sont "pour toujours des bêtes respiratoires à jamais imprévisibles"(p-8) et il faut donc les apprivoiser, à la manière de la lecture de ce livre. 

Ce que j'aime dans la pensée de Valère Novarina c'est le fait qu'une langue ne soit pas résumée seulement aux mots ; elle est aussi défini par ses silences, son souffle et sa respiration. Et en rapportant cela au caractère écrit de la langue on peut faire une belle place à la ponctuation (que j'ai toujours trouvée tellement importante, tellement indispensable). La langue vit, se meut, et "chaque mot" est un "animal phonétique" (p-31). Les mots prennent soudain un sens nouveau, ils ne sont pas simplement les véhicules d'une histoire, ils sont eux-mêmes, dans leur identité propre l'histoire. 
Pour Novarina la langue ne doit pas rester enfermée, elle remplit l'espace, comme au théâtre, elle prend toute sa place dans le vide. On peut d'ailleurs lire à la page 45 " Le langage n'est pas introspectif. Une opération anatomique s'effectue : le langage est montré dehors. Le langage se manifeste dans l'espace." 
J'aime énormément cette vision des mots et de la langue, ce respect infini et cette douceur à choisir et assembler les sons. C'est ce que j'aime chez Novarina, c'est cet amour immodéré du langage. On peut aimer un livre pour son intrigue, son dénouement, ses personnages ... Chacun peut décider de ce qui lui importe le plus. Dans mon cas il est clair que la qualité principale que doit posséder un livre est son texte, sa langue. L'auteur représente pour moi un assembleur de mot, un magicien du son et lorsque je commence à lire un livre "presque" à haute voix, alors la magie a opéré. 

Si vous êtes des amoureux de la langue, des langues, de ces sons 1000 fois répétés, joués et assemblés alors lisez ce livre absolument. 
Valère Novarina nous prouve, une fois de plus, sa passion du langage et aussi, il faut bien le dire, son génie d'analyse. 

Vivez, Lisez. 

"La langue est la matière humaine invisible" 

vendredi 7 août 2015

Achille, le livre relu trois fois

Il y a maintenant deux mois j'ai reçu de la part des éditions Sabine Wespieser (merci) un livre particulier. Achille de Marie Richeux est une réécriture du mythe d'Achille et de Thétis. Marie contemple une photo de Thétis, va alors survenir la réécriture du mythe dans une langue d'une poésie magnifique et puissante.
 
Voilà, ça c'est pour la mise en bouche !

 
 
J'ai relu ce livre trois fois avant de vous en faire la critique parce qu'un livre de ce genre se digère. D'abord quand on le lit pour la première fois on s'imprègne de l'histoire et des mots de l'auteure, on rentre dans le bain (rapport à la salle de bain dans le livre mais pour plus de précisions il faut le lire). Ensuite on apprend à apprivoiser la langue de l'histoire, du récit, du conte presque. Et puis, à la troisième lecture on déguste, les mots que l'on connaît à présent fondent sous la langue, on a presque envie de lire à haute voix tellement la poésie est belle et l'histoire puissante.
J'aime les réécritures, j'aime les mythes et là, j'ai juste été transportée, enlevée. Lire Achille de Marie Richeux c'est un peu mettre le temps entre parenthèse, se laisser flotter, balancer, couler, pleurer ... On est face à de la belle littérature, de celle qui vous prend aux tripes qui vous grignote le cœur doucement à coup de mots.
On comprend l'amour et en même temps la haine de cette mère infanticide et violée qui veut et ne veut pas aimer ce fils, qui retient Achille sans vraiment le retenir, une mère qui a celé le destin de son fils à jamais au bord d'un fleuve. Et Achille, bel Achille, qui se croit si fort et invincible et qui sent en même temps que sa vie est déjà écrite, mais qui s'obstine pourtant. Au milieu, il y a Marie, qui passe du fils à la mère, qui veut comprendre, qui aime Thétis, qui aime Achille, d'un amour viscéral lui aussi.
Il est tellement difficile de décrire un livre qui transporte à ce point, si bien écrit, dont les détails sont partout et parfaits. Comment puis-je faire pour vous donner envie de plonger comme je l'ai fait dans cette œuvre ? Si vous aimez vous laisser avaler par les mots, si vous aimez les livres où il faut vraiment prendre le temps de lire, de relire, de juste prendre le temps, de revenir sur des mots, des phrases... alors vous aimerez c'est certain. Si en plus vous aimez les trios, la mythologie, alors oui, ce livre est pour vous.
Attention, ce livre ne plaira peut-être pas à tout le monde car il est bien loin des séries Young adult (que j'aime aussi beaucoup, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !).
 
Bref, si vous voulez changer un peu des lectures habituelles, foncez. C'est un livre que je vais relire encore et encore, j'en suis certaine et ça c'est vraiment bon signe !
 
Alors merci Marie Richeux pour ce voyage !

Pour aller plus loin : interview de l'auteure sur France culture
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=5010687
 

mercredi 29 juillet 2015

Vienne la magnifique, l'incroyable histoire de Wheeler Burden

Une jeune bloggeuse que j'aime bien (vous pouvez aller voir son blog et la suivre sur Twitter je mets le lien en fin d'article) a parlé très rapidement de Vienne dans un Tweet, ça m'a donné envie de vous parler de ce livre que j'ai beaucoup aimé (et que j'ai lu il y a bien longtemps) (ça fait vieillot de dire ça, non ?).



Le résumé,
Wheeler Burden vit à San Francisco en 1988. Aussi a-t-il peu de raisons de se retrouver, un beau matin, à Vienne en 1897. C’est pourtant ce qui lui arrive, d’une façon totalement inexplicable. Se demandant s’il n’est pas devenu fou, l’idée judicieuse lui vient d’aller consulter un jeune thérapeute viennois qui n’a pas encore découvert le complexe d’Œdipe, Sigmund Freud. Devant la perplexité compréhensible de celui-ci, et en attendant qu’il trouve une réponse satisfaisante à ses questions, Wheeler explore la ville aux richesses innombrables. Vienne est alors à un tournant de son histoire, le maire, Karl Lueger, est le premier dirigeant à s’être fait élire sur des théories antisémites, Mahler révolutionne les règles de la composition, Gustav Klimt et Egon Schiele sont sur le point d'en faire autant avec la peinture, sans parler des philosophes, architectes et écrivains, qui bouleversent le mode de pensée de la vieille Europe. Mais, plus encore que de croiser la route de ces grands noms, Wheeler est enthousiaste à l’idée de retrouver ses grands-parents, qui sont sur le point de se rencontrer dans la capitale autrichienne. Il ne sait pas encore qu’il est sur le point de découvrir un étrange secret de famille. Bien vite, il réalise ce qui est en jeu dans cette curieuse mésaventure : l’incroyable possibilité de changer le destin des siens, et peut-être plus encore, celui de l’humanité toute entière. À quelques kilomètres de Vienne, dans le village de Lambach, vit en effet un petit garçon âgé de 6 ans, nommé Adolf Hitler. Wheeler est, néanmoins, loin de se douter des risques qu’il encourt et des dangers qu’il y a, à vouloir modifier le cours des choses…
 
Ce que j'en pense, (c'est court mais ça fait longtemps que je l'ai lu hein !)
Bon je ne vous le cache pas, au départ j'étais surtout attirée par le côté possibilité de changer le destin du monde et d'arrêter Hitler, le fera ou le fera pas ? Et finalement le livre semble un peu effleurer le sujet. MAIS c'est certainement mieux comme ça, parce que ce qu'on découvre vaut largement le coup et on se laisse porter avec une facilité incroyable dans une description magnifique d'une Vienne au sommet de sa gloire et dont les habitants vont contribuer à changer le monde tel qu'on le connaissait jusque là. En parallèle on se rend tout de même compte que vouloir influencer le passé pour changer le présent fait inévitablement des dommages collatéraux et pas des moindres (mais ça on s'en doutait quand même un peu avant d'ouvrir le bouquin, non ? ).
Non, vraiment, ce que je retiens de ce livre c'est la découverte d'une ville que je connaissais finalement bien mal, la découverte de ce bouillonnement culturel et intellectuel qu'a connu Vienne, cette concentration de penseurs et d'artistes dans une société dont le modèle social va entrainer sa chute.  Même si je ne suis jamais allée (en vrai de vrai) à Vienne j'ai l'impression de m'y être promenée il y a bien longtemps, enivrée par les odeurs de café et de crème (merci aux descriptions tellement bien amenées).
 
Voilà ce que je retiens de ce livre lu il y a plusieurs mois : une œuvre qui vous emporte, vous fait voyager, dans un lieu, dans une époque, dans l'Histoire. L'écriture de Selden Edwards est fraîche et maitrisée, pleine d'humour, mais elle sait aussi ménager le suspens afin de que le lecteur fonce croquer goulument les dernières pages. Personnellement j'ai été un peu triste de refermer ce livre et donc de rentrer chez moi après ce voyage à Vienne.
 
Finalement, voici (à mon avis, mais il n'appartient qu'à moi, même si je vous le fais partager) un livre dont l'intrigue, bien qu'elle soit tout à fait intéressante et très bien ficelée, a laissé toute sa place (et je vous assure qu'il en faut un paquet) à la description tout en finesse d'une ville dans laquelle on a inévitablement envie d'aller faire un tour( ou deux) une fois le roman terminé.
 
Le lien du blog de Bleulezard : http://bleulezard.blogspot.fr/
 
ils vont vous donner envie de lire, le livre, 
 
p.s : oui j'écris bien avec des majuscules mais la police d'écriture semble ne pas vouloir les différencier des minuscules.
 
Vivez, lisez !
 





 

jeudi 23 juillet 2015

Moi, les mammouths

Gros coup de cœur pour ce livre entre le style de Boris Vian et un rêve complétement dingue.
 
 

Venez, je vous emmène en voyage entre les pages !
 
Le résumé,
"Je ne sais pas, vous, les mammouths, mais moi, je croyais qu’il n’y en avait plus depuis dix mille ans au moins. Et vous, je ne sais pas, mais les mammouths, moi, je préférerais ne pas me trouver sur leur route. Avec cette odeur qu’ils dégagent de laine mouillée et d’herbe pas très fraîche, sans parler de l’habitude qu’ils ont d’écraser les gens. En particulier les directrices de Maisons du peuple. Et les mammouths, vous, je ne sais pas, mais, pour moi, ils ne se posent pas de questions déplacées sur leurs minijupes. Mais quand on en voit, des mammouths, qui se promènent vers l’horizon au crépuscule, ça paraît bizarre et ça laisse encore pas mal de questions en suspens. Le genre de questions qui méritent une enquête. Et là-dessus, pas de doute : Bobby Potemkine, c’est encore à toi de jouer."
source, école des loisirs
 
Ce que j'en pense,
On arrive dans ce livre comme un cheveu sur la soupe, même si le narrateur essaye de nous expliquer rapidement pourquoi nous sommes là. Malheureusement il n'a pas tellement le temps de s'attarder car un étrange gang de mammouths sévit dans la ville, au point d'écrabouiller la directrice de la maison du peuple, oui, celle avec un passe-montagne jaune canari. Pour compléter le tableau deux mouettes rieuses sont de la partie et notre héros a bien du mal à résister à la jolie Lili Nebraska.
 
Pour entrer dans ce livre il faut vraiment accepter de se laisser porter. L'avantage des jeunes lecteurs est qu'en général ils ne cherchent pas à tout rationaliser comme pourraient le faire certains adultes. L'écriture de Manuela Draeger est tout simplement extra ; drôle, fine ... Pour compléter ce tableau déjà pas mal (vous ne trouvez pas ?) l'auteure utilise d'une manière tout à fait agréable la ponctuation, ce qui, pour moi, est primordial.
Il est vraiment difficile de vous résumer ce livre mais je peux vous promettre que si vous acceptez de lâcher prise vous allez passer un super moment, loufoque, tendre et drôle (oui, vraiment, il faut juste passer les 3 premières pages).
 
Un livre parfait pour amener les lecteurs à partir de 12 ans vers de la belle littérature où tout n'est pas servi sur un plateau d'argent !
 
Le plus de ce livre :
Sa couverture absolument magnifique. Cette photographie de Lise Sarfati est pleine de poésie, de magie et mystère, elle colle parfaitement avec le texte. C'est un vrai travail d'artiste avec réflexion et imagination.
 
A tester donc !

Merci à l'équipe de l'Ecole des Loisirs pour ce roman tout en fraîcheur !
Roman reçu dans le cadre d'un partenariat avec l'Ecole des Loisirs.

 

lundi 29 juin 2015

La vulgarisation des sciences, merci Stephen Hawking

Je ne suis pas une grande scientifique dans l'âme, c'est triste mais je dois me faire une raison. Et, bien que je porte,  à la question de l'univers, de l'infini, de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, un intérêt proportionnellement inverse à mes capacités scientifiques ; la plupart du temps je n'y comprends pas grand chose.

Heureusement j'ai ce livre (lu dans le cadre du challenge Un mot-des genres, sur Livraddict) ! Une brève histoire du temps, Stephen Hawking.
 
 
 
 
Pour mieux connaître l'auteur (qui est un homme incroyable) vous pouvez vous rendre sur le site qui lui est dédié http://www.hawking.org.uk/ il est en anglais mais accessible.
Si vous avez une allergie à l'anglais vous pouvez toujours jeter un œil sur la page Wikipédia française qui est assez complète.
 
Le livre ?
Voici le premier livre que Stephen Hawking ait écrit pour le grand public. Il y expose, dans un langage simple et accessible, les plus récentes découvertes des astrophysiciens sur la nature du temps et du monde. Retraçant les grandes théories du cosmos, de Galilée et Newton à Einstein et Poincaré, racontant les ultimes découvertes de l'espace, expliquant la nature des trous noirs, il propose ensuite de relever le plus grand défi de la science moderne : la recherche d'une théorie permettant de concilier la Relativité générale et la mécanique quantique.
Source : J'ai Lu

Mon avis ?
C'est incroyable de voir qu'on peut rendre les questions sur l'Univers (à la base loin d'être accessibles au commun des mortels) tout à fait abordables. Alors attention, vous dire que j'ai tout compris sans difficultés serait mentir. Il y a des passages du livre qu'il m'a fallu reprendre, il m'a fallu réfléchir et penser... Et vous savez quoi ? ça fait un bien fou ! parce qu'on se sent intelligent !!!
 
La question à laquelle l'auteur va essayer de répondre (et nous aussi) est la suivante :
"Quelle est la nature de l'univers ? Quelle est notre place dans l'univers et d'où venons-nous, lui et nous ? Pourquoi est-il ce qu'il est ?" page 205. Le but étant de définir une théorie quantique de la gravitation (oui, dit comme ça, ça fait peur). En gros, le but "n'est rien de moins qu'une description complète de l'Univers dans lequel nous vivons" page 29.

Pour lire ce livre il faut aussi s'intéresser un petit peu à la question du cosmos et de l'Univers, sinon, clairement vous allez vous ennuyer. Ce n'est pas un roman même si c'est facile d'accès. Mais, scientifique ou pas vous allez voir que la vulgarisation, terme que je n'utilise pas dans un sens péjoratif, des sciences est possible. Et cela ne dénature pas(je crois, mais n'étant pas Docteur ès sciences je ne peux en être certaine) les théories énoncées ! En tout cas, moi, je suis bien contente d'avoir des réponses à certaines de mes questions, de pouvoir mettre des mots sur des évidences que je ne pouvais pas forcement expliquer avant.
Autre chose ! En plus d'être un livre scientifique (oui appelons ça comme ça, ça me flatte), ce livre est aussi une sorte de fresque historique puisqu'y sont retracées les grandes découvertes qui ont changé notre vision du monde et du cosmos. Je me suis d'ailleurs aperçue que je maîtrisais mal certains points pourtant évidents que je ne citerais pas ici (question de dignité intellectuelle).

Bref, si vous vous intéressez un peu à la science ou si vous vous posez simplement des questions, allez-y, lisez ce livre, il rend intelligent beau et riche ! bon ok, pas beau et riche mais franchement il fait du bien à l'esprit ! En plus il y a un glossaire et des schémas pour expliquer ou mettre en images certaines théories.
 
Recommandation ! A moins d'avoir eu le bac à 10 ans, évitez de le lire si vous ne savez pas encore résoudre le théorème de Thalès (oui, c'est celui du papillon) :)
Pour les ados, vous pouvez commencez par Georges et les secrets de l'univers, Lucy et Stephen Hawking.

P.S : vous aimez Hawking ? pourquoi ne pas voir le film Une merveilleuse histoire du temps ?

 
Vous l'aurez compris, ce livre apporte bien plus qu'une connaissance de l'Univers ! Bonne lecture !