lundi 23 octobre 2017

1Q84, livre 2

Il y a de cela quelques mois, je me lançais dans la très connue trilogie de Murakami, 1Q84. J'en avais d'ailleurs fait un vlog lecture que vous pouvez retrouver sur ma chaîne Youtube. tu peux cliquer ici pour voir la vidéo. J'ai pas mal attendu avant d'entamer le livre 2, pourtant j'étais terriblement impatiente de connaître la suite ... 



Résumé :

Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n'existent pas en ce monde. Mais c'est dans notre coeur, ce monde à part, qu'elles se construisent pour y vivre. 

Le Livre 1 a révélé l'existence du monde 1Q84. Certaines questions ont trouvé leur réponse. D'autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l'air, est-elle ce lieu ou sommeille notre double ? Ceux qui s'aiment ne sont jamais seuls. 
Le destin de Tengo et d'Aomamé est en marche.



Mon avis :

J'ai mis un certain temps à me replonger dans l'histoire. Mais ce n'est pas la faute du livre. On peut vraiment dire que le livre peut être fautif ? Bon, là n'est pas la question. Je disais donc que je pense avoir beaucoup trop laissé trainer le temps entre les livres 1 et 2. J'avais oublié beaucoup de petits détails et cela m'a rendu les 50 premières pages un peu difficile d'accès. Mais ensuite, grâce au talent et à la subtilité de l'auteur, tout est rentré dans l'ordre. Beaucoup de questions trouvent leurs réponses mais jamais de manière brutale. Je m'explique... Chez Murakami on se sent intelligent, l'auteur donne de petites informations qui font doucement leur chemin dans l'esprit du lecteur et petit à petit l'évidence apparait. J'aime particulièrement ce sentiment de toucher du bout des doigts la clef d'une énigme, sans pouvoir l'atteindre et au détour d'une phrase, d'un mot, la voir apparaître, claire et limpide, simple et évidente. Ce livre (tout comme le premier) a tellement de doubles sens, de messages de vie aussi, qu'il mériterait aisément une seconde lecture. Murakami sait exactement comment nous transporter dans son univers, dans l'année 1Q84. Les choses s'assombrissent tranquillement et une issu funeste se dessine dans le ciel. Si vous avez aimé le tome 1 et que vous n'osez pas vous jeter dans le second livre, n'attendez plus. 
Si vous n'avez pas encore découvert cette saga, alors c'est le moment. 

Vivez, lisez.

vendredi 20 octobre 2017

La couleur pourpre

La couverture de ce livre me semblait parfaitement de saison, avec sa couleur pourpre.
Mais j'avais peur de ressortir de là toute bouleversée et chamboulée vu le sujet ...
Alors qu'en est-il ?



Résumé :

Dans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l'oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir.


Mon avis :


Ce livre m'a profondément touché. Bien sûr le sujet abordé y est pour beaucoup. L'histoire de deux soeurs mais pas que... Ce livre c'est l'histoire d'hommes et de femmes surtout ; qui lutent pour la dignité, le respect et le bonheur. Chaque personnage à son niveau, avec ses souffrances, son passé et son caractère enfonce tant bien mal les barrières qui se dressent sur le chemin de la vie. La capacité d'Alice Walker à jongler entre une écriture aux apparences simple et une autre, plus recherchée donne un rythme entraînant au livre et nous fait nous attacher, inévitablement, aussi bien à Celie qu'à Nettie. Petit à petit, comme la vie de Celie évolue, son langage aussi et tout cela avec beaucoup de douceur et de subtilité. 
En ce qui concerne le fin, je vous laisserai en juger par vous même. J'ai été surprise mais finalement pas déçue. Il y certains livres qui sont, comme on dit, des classiques. Il me semble que celui-ci en est un. 
Je vous conseille donc de le lire, en espérant que vous le savourerez tout autant que moi. 

Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en avez pensé...

Vivez, lisez !

mardi 17 octobre 2017

L'homme-dé

Il ne va m'être aisé de rédiger cet article. Ce livre , bien que terminé il y a de cela quelques jours, me cache encore bien des mystères... 




Résumé :

Psychiatre de métier, Luke Rhinehart s'ennuie. Et pourtant, tout lui sourit. Le FBI le recherche pour subversion du quotidien et contamination des esprits après qu'il a décidé de jouer sa vie au dé. Ce roman semi-autobiographique devenu culte dégage toujours le même pouvoir d'envoûtement. En effet, pourquoi ne jouerait-on pas également notre vie aux dés ? 

Mon avis :


Les 100 premières pages restent dans la gorge entre la promesse d'un sujet interessant à développer et la tendance maladive de l'auteur à décrire des scènes de sexe douteuses et des opinions souvent d'un autre temps (notamment sur le viol). Mais en ayant, comme tout le monde, entendu beaucoup de bien je décide de poursuivre. Je pense avoir bien fait. Le sujet est plus que riche mais il reste encore traité  trop en surface, se cantonnant à la recherche égoiste d'un psychiatre qui semble ne se libérer que lorsque les dés l'invitent à tenter de "nouvelles" expériences charnelles, qui finalement sont souvent les mêmes au cours des 500 pages de cette fausse autobiographie. Rhinehart ayant longtemps admiré Freud on peut y voir un lien. Détruire le moi et en profiter pour tuer son psychiatre référant par le sexe pourquoi pas ? Je m'attendais cependant à quelque chose de moins étriqué si j'ose dire. Le vrai problème pour moi a été le traitement des personnages féminins. En cela il est clair que le livre (qui date des année 70) a terriblement mal vieilli. J'ai bien cru à un moment donné du livre qu'une des femmes allait enfin retourner la situation et s'imposer elle-même en leader mais point n'en faut, mon espoir fut foulé au pied par une écriture "légèrement" macho bien que riche. Tout cela m'amène à vous avouer que mon avis n'est pas clair. Mais peut-être l'aurez-vous déjà remarqué ? Je dis oui à l'idée, à l'écriture étoffée et touffue, à la qualité des descriptions (malgré le goût douteux des choses parfois décrites). Mais je ne peux cacher ma déception face au triste regard de l'homme supérieur à la femme et qui s'enfonce inlassablement dans la même rengaine. 



Cependant il me paraît essentiel de dire que c'est un livre à lire, ne serait-ce que pour parfaire sa culture. Il apporte une réflexion interessante et donne à voir sans conteste un talent d'auteur.

A lire, mais surtout à réfléchir, 

Vivez, lisez. 

mercredi 11 octobre 2017

Americanah

Ce livre, ce livre ...
J'ai ai tellement entendu parler, en bien, en très bien même. Forcément j'avais envie de le dévorer, envie aussi, je dois avouer, que ce soit un coup de coeur ...
Alors qu'en est-il au final ?



Résumé :


«En descendant de l’avion à Lagos, j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire.» 
Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre. 
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés? 
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. 


Mon avis :

J'ai mis un temps absolument incroyable pour lire ce livre. Parce que je n'ai pas aimé pensez vous ? eh bien pas du tout ! J'ai vraiment passé un vrai beau moment de littérature et de réflexion avec cette oeuvre. En revanche ce n'est pas un coup de coeur. C'est aussi ce qui m'a pas mal ralentit je crois. Je ne comprenais pas pourquoi je n'avais pas plus envie que ça de me replonger dans les lignes le soir alors que je ne trouvais (presque) que des qualités à cet écrit de Chimamanda Ngozi Adichie. En creusant, j'ai tout même fini par trouver ce qui clochait... Les personnages me sont restés très froids et très distants. Mais comme ce n'est pas ce qui m'importe le plus, j'ai persévéré dans ma lecture  et j'ai bien fait. Ce roman est une source de réflexion, de questionnements aussi. Il y a beaucoup de choses que j'ai regardé ensuite différemment. Le style est tout à fait interessant, même si un peu clinique. On ne parle pas ici vraiment d'une histoire d'amour même si c'est elle qui conduit et guide le roman. On apprend à se découvrir, à écouter ses aspirations profondes et à accepter ses contradictions. On suit Ifemelu dans cette recherche, entre Etats-Unis et Nigeria, hasard, émerveillement et désenchantement. Le regard est parfois dur, froid, mais trouve toujours sa justification quelque part. 
Si vous lisez ce livre, ne vous attendez pas à une histoire d'amour à proprement parler mais à un livre qui vous fera grandir, penser et vous analyser également. Bref, je recommande et c'est un livre que je vais garder précieusement dans ma bibliothèque, bien qu'il m'ait manqué une petite pointe d'émotion. 

Vivez, Lisez !

Livre lu dans le cadre du challenge des pavés, à retrouver sur livraddict. 


samedi 7 octobre 2017

La pyramide des besoins humains

Quoi ? ça fait longtemps que je n'ai rien posté ? 
oui oui, ok un peu (beaucoup). 
Mais je suis de retour...

J'ai lu récemment un livre que L'école des Loisirs m'avait gentiment envoyé il a bien longtemps, La pyramide des besoins humains, de Caroline Solé. Je vous le dis tout de suite, malgré un style fluide et agréable, ce livre ne restera pas gravé des siècles dans ma mémoire. 
Ne vous méprenez pas, j'ai aimé ce livre mais je ne l'ai pas trouvé assez développé.



Résumé :

L'ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd'hui, cette théorie est le principe d'un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains. Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n'en restera plus qu'un. Et moi dans tout ça ? Disons que je m'appelle Christopher Scott. Disons que j'ai dix-huit ans. Que j'habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres. Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat no 12 778. Je n'existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu'un, et même quelqu'un de célèbre. Et c'est bien ça le pire. 

Mon avis :

Comme je vous ai dit, ce n'est pas vraiment un coup de coeur. Pourtant l'histoire est interessante, prenante, le personnage principal, attachant. On découvre la pyramide de Maslow et on est confronté à un regard sceptique sur l'utilisation excessive des réaux sociaux. Ce qui se passe au travers de ce jeu est en fait ce qui se passe chaque jour sur instagram, youtube et autres... De quoi réfléchir...
Oui mais voilà, une bonne centaine de pages en plus ne nous aurait pas fait de mal, histoire d'approfondir la pensée, d'aller plus loin. C'est comme si le livre appelait une suite. Je ne peux pas dire que j'ai été déçue mais plutôt que je suis restée sur ma faim. Le style de l'auteur est cependant très agréable, on se laisse porter par les mots et les formules et elles nous rendent le héros étonnement proche. Pour les plus jeunes, qui découvrent avec délices le monde virtuel, je pense que ce livre est à lire, afin de prendre un peu de recul et de précautions. 

Un avis mitigé donc mais avec l'envie naissante de découvrir d'autres écris de Caroline Solé.

Vivez, lisez !

lundi 24 avril 2017

Swap Livres et Thés

Je suis une amoureuse des swap, c'est bien j'adore ça. Le principe est simple, il s'agit d'un échange de colis autour (très souvent) d'un thème donné.
Quand j'ai vu l'intitulé Swap Livres et Thés sur Livraddict autant dir que je me suis précipitée ! C'est avec ma copine du blog maelysaimelire que j'ai partagé ce super moment et (comme d'habitude) j'ai été enchantée par toutes ses petites attentions. Je vous montre ça tout de suite !










vendredi 10 mars 2017

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Ce livre... 
tout le monde en a parlé, beaucoup, si bien que je l'ai laissé trèèèès longtemps dans ma pal... Heureusement, avec ma copine du blog Maelysaimelire on a décidé de le lire en lecture commune et ça m'a sacrément motivé !



Résumé :

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis :


Je me méfie toujours des livres à l'action trépidante dans lesquels le lecteur ne reprend pas son souffle une minute. J'ai toujours la sensation (à tort ou à raison) que ça cache des défauts de style.  Bon en gros, pour la faire courte, moi j'aime bien les livres calmes où tous les mots sont pesés et dégustés. Mais oui, mais oui, ne vous énervez pas ! je sais bien qu'on peut aussi retrouver ça dans des livres à 100 à l'heure. 
Ce livre, donc, je l'ai englouti en 3 jours tellement j'avais envie de connaître le fin mot de l'histoire. C'est que la plume de Dicker ne doit pas être si mauvaise. Je ne vais pas vous dire qu'il s'agit d'un coup de coeur, car même si je l'ai lu très vite je ne suis pas tombée sous le charme de l'auteur. Mais je ne peux pas nier le fait qu'il joue très bien avec nos nerfs tout au long du roman. J'avais trouvé le meurtrier à la moitié du livre mais vraiment pas avec le bon motif et ça, ça m'a bien plu même si la révélation du pourquoi du comment est quand même un peu tarte à mon goût. Mais que voulez-vous, le destin parfois... Je ne peux pas vous en dire plus, vous vous en doutez bien, parce que sinon il n'y plus trop d'interêt à lire le bouquin... et c'est bien ça qui me chagrine.
J'ai toujours un peu de mal à me dire qu'on ne lit un livre que pour en connaître la fin. 
La mise en abîme de l'écriture (effet vu et revu en littérature) est assez interessante et les liens entre Marcus et Harry ont une beauté figée, mais elle aussi dans ce qu'on attend d'une relation maître élève, sans grande folie. 
Là où Joel Dicker est fort c'est l'attente, quand on croit tenir quelque chose un nouvel élément arrive et fait tout basculer ; c'est la raison pour laquelle j'ai lu ce livre si vite. 
Il y a un personnage qui m'a intrigué et fait rire ... la mère de Marcus. J'ai vraiment apprécié ses interventions hystériques. L'auteur a un vrai talent pour écrire les conversations téléphoniques (ce n'est pas ironique). Le rythme est puissant, entraînant et drôle. Je serai curieuse de découvrir ce personnage de la mère et le pourquoi de son hystérie, pourquoi pas dans Le livre des Baltimore...

Malgré mon avis mitigé je vous conseille vraiment de lire ce livre ; déjà pour vous faire votre propre opinion mais aussi parce que vous risquez de passer un bon moment (et franchement, entre nous, on est toujours un peu fier de terminer rapidement un gros pavé ;) )

Vivez, lisez !

jeudi 9 mars 2017

Eva dort

Ce livre traînait depuis deux bonnes années dans ma Pal. Je me souviens l'avoir acheté dans une petite librairie de Chambéry auprès d'une libraire pour qui il avait été un coup de coeur. 
Francesca Melandri en était alors à son premier roman. Entre temps j'ai lu son deuxième, Plus haut que la mer, dont j'avais aimé le style et les personnages solitaires et touchants, mais qui était trop court à mon goût. 



Mille trois cent quatre-vingt-dix-sept kilomètres. Eva voyage en train depuis son Tyrol du Sud natal jusqu'en Calabre pour rendre visite à Vito, disparu de sa vie trop tôt et depuis trop longtemps, que la maladie menace d'emporter. Durant ce trajet du nord au sud de l'Italie, de sa région frontalière et germanophone au Sud profond, c'est toute son enfance et l'histoire de sa mère Gerda qui défilent dans sa tête.

Eva se remémore aussi le destin du Haut-Adige, passé en 1919 de l'Empire austro-hongrois défait à l'Italie, que Mussolini essaya d'italianiser de force et qui par la volonté d'un homme, Silvius Magnago, obtint de Rome un statut d'autonomie mettant fin aux actions terroristes et évitant une probable guerre civile.
 Inoubliable fresque historique et familiale, Eva dort brosse le portrait d'une mère exceptionnelle et, à travers l'histoire du Tyrol du Sud, celui de toute la nation italienne à l'unité encore fragile. 


Je me suis autorisée à raccourcir un peu le résumé de l'éditeur qui en dit beaucoup trop à mon goût. Vous l'aurez compris, dans ce roman, on navigue entre une histoire de femmes et l'histoire d'un pays, d'une région. On est face à un roman duquel on sort moins bête ou plus intelligent, c'est selon...
Eva dort c'est l'histoire d'Eva bien sûr mais aussi de Gerda, sa mère. une jeune femme belle et forte au passé difficile qui se retrouve mère très jeune mais qui n'abandonnera jamais la partie. Gerda ma bien plus touché qu'Eva. C'est une femme moderne et puissante, elle dégage autour d'elle quelque chose d'incroyable. J'ai adoré voir l'évolution de la plume de Francesca Melandri entre ses deux livres. Le premier (Eva dort) a quelques maladresses qui rendent certains passages un peu long alors que dans le second (Plus haut que la mer dont je vous ai déjà parlé) ce n'est plus le cas. Pourtant les deux romans sont des romans "lents" avec de longues descriptions, le temps semble flotter (bien que Eva dort parcours toute une vie). Vous le savez j'aime ces atmosphères et ces temps calmes dans les romans. Ils mettent souvent en lumière toute la beauté de la plume de l'auteur. C'est encore une fois le cas ici, Francesca Melandri livre son art sans fioriture, au lecteur ensuite de l'apprécier à sa juste valeur. 

Vivez, lisez !

vendredi 6 janvier 2017

Le vieil homme et la mer, adaptation BD

Le vieil homme et la mer ...
je crois que le roman d'Hemingway fait partie de ces livres qui vous accompagnent tout au long d'une vie. L'adaptation BD de Thierry Murat est un hommage magnifique à l'oeuvre originale.




Résumé du roman : (collection Folio)
«Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C'est ton droit. Camarade, je n'ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. Ça m'est égal lequel de nous deux qui tue l'autre.
Qu'est-ce que je raconte ? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson.»

Mon avis sur l'adaptation BD :
D'abord il faut bien précisé qu'on va parler d'une BD librement adaptée du roman d'Hemingway. En effet, vous ne retrouverez pas le texte intégral mais l'émotion, elle, sera bien au rendez-vous. Les planches sont superbes et les couleurs incroyables.  Le coup de crayon est surprenant et les tons orangés ou bleus sombres très prononcés donnent tout le relief nécessaire à l'atmosphère si particulière de cette histoire. Je me suis doucement laissée envoûter par les pages. Le tout passe presque trop vite, on en voudrait un peu plus. Avec des traits simples et précis on retrouve toute la tension de la lutte entre LE poisson et le vieil homme. Il m'est atrocement difficile de vous en dire plus car c'est une oeuvre qui se goûte et se regarde, longuement, au calme. Je suis sous le charme et on peut clairement parler de coup de coeur.

Vivez, Lisez

mardi 29 novembre 2016

Les enfants de la mer

Je ne lis pas de manga, ce n'est en général pas un genre qui m'attire bien que j'ai déjà essayé quelques titres. Si j'ai lu, que dis-je, dévoré, celui-ci c'est pour deux raisons ...



Déjà il faut bien le dire, la couverture est magnifique, superbe, splendide. Cette "simple" image nous plonge directement dans une atmosphère toute particulière. 
Ensuite, deuxième point fort ... LA MER ! 
Pour moi c'est forcément un argument de taille et en tournant les premières pages on retrouve des baleines... donc là que vous voulez vous ? Je ne réponds plus de rien. 

Je me suis totalement laissée embarquer dans l'aventure de cette jeune fille à l'histoire familiale visiblement pas simple. Elle va très vite découvrir deux garçons très mystérieux qui ont grandit dans la mer... Il se trame quelques chose d'étrange et plusieurs poissons disparaissent un peu partout autour du globe. Ce premier tome ne nous apporte pas beaucoup de réponses mais fait gonfler le mystère et nous permet de nous attacher aux différents personnages.
Ruka (la jeune fille) est topissime. Elle est très débrouillarde et curieuse, tout ce que j'aime en fait. 
Même si vous n'êtes pas fan en temps normal de manga, celui-ci est vraiment à dévorer et les dessins sont tout simplement magnifique. 

Il ne vous reste plus qu'à foncer découvrir Les enfants de la mer !

Vivez, lisez

samedi 17 septembre 2016

Le livre de Perle

J'ai reçu ce livre lors d'un swap il y a plus d'un an... 


Résumé :
(précision... comme tous les résumés sur le blog, il s'agit du résumé de la maison d'édition)
Il vient d'un monde lointain auquel le nôtre ne croit plus. Son grand amour l'attend là-bas, il en est sûr. Pris au piège de notre histoire, Joshua Perle aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour ?

Mon avis :
D'abord il faut quand même parler de cette couverture que je trouve magnifique. Déjà, elle me faisait rêver et voyager. Et de voyages il va en être question ... Ce livre est exactement ce que j'aime en littérature. C'est un roman jeunesse qui ne prend pas le lecteur pour un jeune imbécile incapable de démêler la moindre intrigue ou de comprendre les subtilités de la langue écrite. Le lecteur n'a qu'à s'accrocher et savourer, peut importe son âge ! 
Dans ce roman il y a à la fois du mystère, de la magie, un soupçon de conte de fée, de l'amour, des guimauves, des vieilles valises et un appareil photo... ça donne envie non ? 
Je me suis laissée absorber par cette belle histoire dont la fin est à interpréter par le lecteur. Timothée de Fombelle écrit avec une fluidité et une rondeur reconnaissables entre toutes. Quand il parle du magasin de guimauves l'odeur nous en arrive jusqu'au narines ; quand l'un des protagoniste plonge dans une rivière glacée, des frissons nous parcourent le corps et quand des bruits de pas ce font entendre derrière une porte close depuis des années l'espoir fait battre notre cœur à tout rompre.
Que vous soyez vieux, jeune ou entre les deux, n'oubliez pas... 
Ne dites jamais que vous ne croyez pas aux fées... 

Vivez, Lisez et Rêvez !

jeudi 15 septembre 2016

La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry... ne changea pas le miens

L'histoire de ce livre m'intriguait énormément... Un homme sort de chez lui pour poster une lettre mais il va finalement parcourir plus de 1000 km en traversant l’Angleterre... 
Pourquoi ? Comment ?



Résumé :
Ce matin-là, lorsqu'Harold Fry quitte son appartement pour aller poster une lettre, fermant la porte sur son épouse qui passe l'aspirateur, il est loin de se douter que cette promenade deviendra une traversée de l'Angleterre. Sans boussole ni carte, sans téléphone ni chaussures de marche, il fait le premier pas. La seule chose qu'il sait c'est qu'il doit absolument continuer. Pour sauver une vie. Jeune retraité à la vie bien rangée, malmené par une épouse exaspérante dans ses paroles et ses gestes, Harold Fry reçoit un matin une lettre d'une vieille amie perdue de vue depuis longtemps qui lui annonce sa mort prochaine. Un courrier auquel il s'empresse de répondre. Une réponse qu'il s'empresse d'aller porter à la boîte aux lettres la plus proche, une impulsion qui lui dicte d'aller jusqu'à la prochaine... Harold sort de la ville, animé par l'intuition qu'il doit remettre cette lettre en main propre à son amie. Et que, tant qu'il marchera, elle vivra. Poussé par cette conviction indéfectible, Harold entame alors une véritable pélerinage à travers le pays. L'occasion pour lui de réfléchir sur sa vie, ses regrets, son avenir.

Mon avis : 
Malgré tout mon enthousiasme, mon ardeur est redescendue aussi vite qu'un soufflé au fromage pas assez cuit... Après les 20 premières pages on comprend déjà plus ou moins comment le livre va se terminer. Cependant ce roman de Rachel Joyce est plein de beaux messages et de belles valeurs (malheureusement ça ne fait pas tout). Le plus gros soucis reste vraiment le rythme du texte. C'est tellement long par moment, on traîne, on revient sur ses pas, on tournicote... Mais peut-être cela est-il un choix de l'auteur car la marche du héros es,t elle aussi, lente et chaotique. Toujours est-il que je me suis pas mal ennuyée. L'écriture ne sert pas l'histoire et on se retrouve face à roman de plage (le genre léger qui se lit sans faire attention) alors que l'intrigue offrait bien d'autres possibilités. C'est dommage... Quoi qu'il en soit c'est tout de même un livre que je pourrais conseiller aux âmes un peu fleurs bleues qui veulent retrouver un message d'espoir. Les personnages sont attachants (même s'ils se dévoilent bien trop vite). Harold Fry et sa femme ont le même passé mais leur vision sur celui-ci est tellement divergente qu'on a l'impression de voir de histoires différentes. C'est vraiment la partie intéressante du livre ; comment vit-on avec son passé ? Comment reconnait-on nos erreurs et que pouvons-nous faire pour avancer. 

Un livre que je suis contente d'avoir lu mais qui ne me restera pas des années en mémoire. 

Vivez, Lisez !

mardi 13 septembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit ...

J'ai lu ce livre à sa sortie et vous en parler maintenant va être un peu compliqué et surtout très certainement un peu inutile mais soit ...



Bon, comme tout le monde (ou presque) j'ai été heureuse de me replonger un peu dans l'univers magique. MAIS le format étant ce qu'il est (une pièce de théâtre) et de surplus avec pas ou peu de didascalies, je n'ai pas trouvé les descriptions qui m'auraient permis de m’immerger complètement. 
J'ai également regretté le traitement très rapide de nos anciens héros et leur côté mièvre. Harry est insupportable, borné et un peu bête (ce qui ne change peut-être pas beaucoup ;) ) Ron est quasiment inexistant... Tout cela est bien dommage. On reste très en surface de tout, de l'histoire, des personnages, du monde magique. Il y a de grosses incohérences également et des raccourcis et des facilités utilisées dans le seul but de créer l'histoire rêvée par bien des fans. Je ne peux pas en dire beaucoup plus si je ne veux pas vous spoiler. Le gros point positif du livre est la découverte de Scorpius, le fils de Drago Malefoy. L'intrigue, elle, passe clairement au second plan tellement elle est prévisible. 

Malgré toutes ces critiques, je le répète, j'ai passé un bon moment (pas pour la qualité du texte c'est clair) car j'ai retrouvé pendant quelques heures l'euphorie du monde des sorciers. 


jeudi 11 août 2016

1Q84, ca donne quoi ?

Ah ! Murakami ... Qui n'en a jamais entendu parler ? Qui n'a jamais croisé un de ses livres au détour d'un rayon d'une librairie ? 
1Q84 faisait partie, pour moi, de ces œuvres dont tout le monde parle et qui finissent par nourrir trop d'espoirs et donc à faire un peu peur. 
Mais à un moment donné il faut savoir affronter ses peurs alors je me suis lancée dans le premier tome de la saga de l'auteur japonais. Et je n'ai pas été déçue !



Résumé :
Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… 

D'abord, si vous souhaitez lire ce livre, attention à certains résumés qui spoilent bien la moitié du bouquin !!! Ne cherchez pas à trop en savoir dès le départ ou vous risquez de rompre le charme. Je suis bien contente d'avoir lu ce livre sans rien connaître de l'intrigue car j'ai été surprise par beaucoup de choses et cela n'aurait pas du tout été le cas si j'avais lu des résumés ! 
Plus les pages se tournent plus l'atmosphère devient sombre, la transition se fait en toute subtilité. Un beau travail d'auteur. 
Les personnages ont chacun un caractère bien marqué et ils sont (presque tous) attachants malgré certaines facettes très spéciales ... Ils ont tous des histoires difficiles et c'est ce qui fait ce qu'ils sont aujourd'hui. Il y a une belle réflexion tout au long de ce premier tome autour de la construction de la personne. 
Le passé influence-t-il inévitablement notre comportement une fois adulte ou bien pouvons-nous choisir ce que nous devenons ? Comment certains peuvent-ils déconstruire des vies entières ? 

Se pose également la question du monde et de notre perception de celui-ci. Ce livre est donc, comme vous le voyez, bien plus qu'une simple histoire tirant un peu (beaucoup ?) sur le thriller. 
Murakami apporte une vraie réflexion profonde à son oeuvre, ensuite au lecteur de choisir de s'y arrêter ou non. 
Alors que tout semble figé et tellement codifié, en réalité rien ne l'est et la vie bien rangée, bien ordonnée, des personnages va s'ébranler aussi vite qu'un château de carte sur une plage de Bretagne (un jour de tempête).
C'est vraiment ce qui m'a plu dans ce livre. On commence doucement, l'atmosphère est sereine, on est en sécurité et très vite tout change dans un mouvement sans retour. 

Je vous conseille de vous lancer dans ce roman en prenant le temps de vous questionner et de regarder aussi entre les lignes. 

Pour ceux qui veulent connaître mes impressions tout au long de ma lecture ... 
C'est par ici : 


Vivez, Lisez ! 



samedi 6 août 2016

Ces musiques qui accompagnent mes lectures

Ecouter de la musique ou lire en silence ... sur le sujet chacun à son avis ! Pour mon cas, tout dépend de mon humeur et du livre que je lis. Je vous livre aujourd'hui la liste des musiques qui me font vibrer (et il y en a pour tout le monde) en ce moment et que je peux totalement écouter en lisant, ou en faisant autre chose (comme écrire cet article par exemple).

Ibeyi


Naive New Beaters

Fakear (c'était la musique de mon mariage ;) )


Jazz Cartier


Postaal


Et vous, quelle musique vous transporte en ce moment ?


mercredi 3 août 2016

les nuits de laitue ... me laissent perplexe

J'ai lu ce livre il y a quelques semaines et je ne sais toujours pas quoi en penser ...




Résumé :
Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Rien de ce que leurs voisins disent ou font ne leur échappe. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du village, microcosme baroque et réjouissant - autant dire joyeusement peuplé de doux dingues. Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda, propriétaire de chihuahuas neurasthéniques et portée sur la sagesse orientale ; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas finie ; Marina, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss en exterminant méthodiquement les cafards de sa voisine... Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat avec un succès mitigé ses insomnies à grandes gorgées de tisane à la laitue, tout en soupçonnant à juste titre les autres habitants du village de lui cacher quelque chose...


J'ai la désagréable sensation d’être passée à coté de ce texte. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais il me manque quelque chose. Pourtant la qualité littéraire est indéniable et le personnage principal, ce vieux type un peu asocial est attachant. Mais l'émotion m'a manqué. Je n'ai rien ressenti de particulier et pour tout vous dire, j'ai mis un temps fou à venir à bout de ce livre de 224  pages. Cependant c'est un livre que je conseillerais sans hésitations car je suis certaine que le problème vient de moi et non de l'oeuvre. Peut-être ne l'ai-je pas lu au bon moment... Ce qui est certain c'est que je le relirai car il y a dans ce roman de Vanessa Barbara une légèreté et un humour très agréables. Les personnages sont loufoques et les situations ne sont pas en reste. L'auteure joue avec plaisir (et ça se sent) avec le codes de roman et du polar sans fautes de goût. Mais voilà, il m'a manqué l'étincelle. 
Je garde ce livre tout proche car je veux absolument nous donner une seconde chance. 

Vivez, Lisez !

samedi 23 juillet 2016

L'ombre douce. Coup de coeur

J'ai placé ce livre dans ma wish-list après avoir lu un article dans le magazine Lire. J'étais pourtant un peu sceptique lorsqu'on me l'a offert ... Une histoire d'amour pendant la guerre, les amoureux se retrouveront-ils, ne se retrouveront-ils pas ... J'avais peur du roman un peu à l'eau de rose, mais la plume de Hoai Huong Nguyen étant décrite partout comme tellement poétique ... je me suis lancée ...


Résumé :

1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... 

A peine marié, Yann doit rejoindre les bataillons de la cuvette de Diên Biên Phu. Pluie, bombardements, boue, corps-à-corps : c'est l'apocalypse. Après la défaite, Yann n'est que l'un des milliers de prisonniers condamnés aux marches infernales vers les camps d'internement. Mai est prête à tout pour le tirer de l'abîme. 

Bon déjà Yann vient de Belle-île-en-mer, ça commençait plutôt bien. Les descriptions de l'auteure sont tout bonnement superbes (et elle connait visiblement vraiment l’île) !
Mais pour parler en profondeur du roman ... L'histoire est finalement assez loin des clichés que j'avais peur de rencontrer et ce pour une très bonne raison : les personnages. Nos deux héros sont tout à fait particuliers et leur caractère est loin de celui du commun des mortels car ils sont, dès le départ, des héros tragiques. Ils sont construits d'une manière très fine et très subtile. Ils gardent tout le long du roman une part de mystère et nous livrent seulement par bribes quelques parties de leur vie, tout en émotion. 
L'auteure ne dévoile jamais rien de trop de ses personnages et c'est grâce à cela qu'on évite le côté pathos. Comment vous dire que j'ai été plus qu'emballé par ce très court roman. C'est tout simplement mené d'une main de maître, l'histoire est magnifique, les descriptions sont à tomber, on en sait ni trop ni pas assez. 
Ce livre est d'un équilibre incroyable, le style est remarquable, les métaphores florales sont parfaites ... Il fait définitivement partie de mon top 50 des livres à lire dans sa vie (même top 20, soyons fous !)


Énorme coup de cœur donc pour ce roman que je conseille sans retenue !!!

livre lu dans le cadre du challenge/énigme chacun son époque n°2 organisé sur Livraddict par Magiennedoz

dimanche 12 juin 2016

samedi 11 juin 2016

Cheese Monkey

Je pense que si je n'avais pas essayé de remplir toutes les conditions de mes challenges Livraddict, ce bouquin serait toujours dans ma PAL. Je ne me souviens plus du tout pourquoi je l'avais acheté. Très certainement à cause (grâce ?) de sa couverture invitant au voyage sur le route 66. Bon je vous le dis direct, il n'est pas du tout question de promenade en voiture (quoique) dans le livre. Pourtant on part bien en voyage ... un voyage statique et un peu déglingué mais délicieusement envoûtant.



Résumé :
À la fin des années 1950, un adolescent désabusé intègre une école d’art et choisit par accident un cours d’introduction au dessin. Le professeur, Winter Sorbeck, séducteur et fascinant, teste ses élèves avec une exigence sadique. En proie aux affres et émois de la jeunesse, l’étudiant, alter egode papier de Chip Kidd, découvre grâce à son pygmalion un monde artistique jamais envisagé : le graphisme.
Né en 1964 en Pennsylvanie, Chip Kidd est graphiste et illustrateur. Il est célèbre pour ses couvertures et jaquettes d’écrivains renommés. Cheese Monkeys est son premier roman traduit en français.

Bon, clairement, il y a certaines références que je n'ai pas captées MAIS l'humour et le ton de l'auteur nous font clairement oublier notre ignorance vite fait. Les personnages sont complètements fous et très souvent un peu à côté de la plaque mais leurs remarques qui piquent aux vifs nous les rendent très vite attachants. Je ne vais pas vous dire que c'est un coup de cœur mais j'ai franchement passé un bon moment. Les personnages gardent tout au long du roman leur part de mystère et le but de l'auteur n'est pas du tout d'apporter toutes les réponses au lecteur et c'est tant mieux. On a pas tellement besoin d'en savoir trop sur les personnages car ils créent eux-même ce qu'ils sont en essayant le plus possible de s'affranchir de leurs histoire personnelles.
Il y a, dans cette oeuvre de Chip Kidd, une vraie vision de l'art et cela porte à réflexion. Certains argumentaires peuvent même remettre en question des années d'admiration pour certains tableaux.
Je ne conseille pas ce livre à tout le monde. L'auteur a beau employer (magnifiquement bien) un langage familier, le livre n'est pas forcément facile d'accès et il est fort possible que certains lecteurs abandonnent dès la dixième page. Mais pour ceux qui vont continuer, vous allez rencontrer un tas de situations totalement loufoques amenées par un humour noir parfaitement maîtrisé et un talent évident pour les descriptions rythmées et entraînantes !

Vivez, lisez !