mardi 13 septembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit ...

J'ai lu ce livre à sa sortie et vous en parler maintenant va être un peu compliqué et surtout très certainement un peu inutile mais soit ...



Bon, comme tout le monde (ou presque) j'ai été heureuse de me replonger un peu dans l'univers magique. MAIS le format étant ce qu'il est (une pièce de théâtre) et de surplus avec pas ou peu de didascalies, je n'ai pas trouvé les descriptions qui m'auraient permis de m’immerger complètement. 
J'ai également regretté le traitement très rapide de nos anciens héros et leur côté mièvre. Harry est insupportable, borné et un peu bête (ce qui ne change peut-être pas beaucoup ;) ) Ron est quasiment inexistant... Tout cela est bien dommage. On reste très en surface de tout, de l'histoire, des personnages, du monde magique. Il y a de grosses incohérences également et des raccourcis et des facilités utilisées dans le seul but de créer l'histoire rêvée par bien des fans. Je ne peux pas en dire beaucoup plus si je ne veux pas vous spoiler. Le gros point positif du livre est la découverte de Scorpius, le fils de Drago Malefoy. L'intrigue, elle, passe clairement au second plan tellement elle est prévisible. 

Malgré toutes ces critiques, je le répète, j'ai passé un bon moment (pas pour la qualité du texte c'est clair) car j'ai retrouvé pendant quelques heures l'euphorie du monde des sorciers. 


jeudi 11 août 2016

1Q84, ca donne quoi ?

Ah ! Murakami ... Qui n'en a jamais entendu parler ? Qui n'a jamais croisé un de ses livres au détour d'un rayon d'une librairie ? 
1Q84 faisait partie, pour moi, de ces œuvres dont tout le monde parle et qui finissent par nourrir trop d'espoirs et donc à faire un peu peur. 
Mais à un moment donné il faut savoir affronter ses peurs alors je me suis lancée dans le premier tome de la saga de l'auteur japonais. Et je n'ai pas été déçue !



Résumé :
Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… 

D'abord, si vous souhaitez lire ce livre, attention à certains résumés qui spoilent bien la moitié du bouquin !!! Ne cherchez pas à trop en savoir dès le départ ou vous risquez de rompre le charme. Je suis bien contente d'avoir lu ce livre sans rien connaître de l'intrigue car j'ai été surprise par beaucoup de choses et cela n'aurait pas du tout été le cas si j'avais lu des résumés ! 
Plus les pages se tournent plus l'atmosphère devient sombre, la transition se fait en toute subtilité. Un beau travail d'auteur. 
Les personnages ont chacun un caractère bien marqué et ils sont (presque tous) attachants malgré certaines facettes très spéciales ... Ils ont tous des histoires difficiles et c'est ce qui fait ce qu'ils sont aujourd'hui. Il y a une belle réflexion tout au long de ce premier tome autour de la construction de la personne. 
Le passé influence-t-il inévitablement notre comportement une fois adulte ou bien pouvons-nous choisir ce que nous devenons ? Comment certains peuvent-ils déconstruire des vies entières ? 

Se pose également la question du monde et de notre perception de celui-ci. Ce livre est donc, comme vous le voyez, bien plus qu'une simple histoire tirant un peu (beaucoup ?) sur le thriller. 
Murakami apporte une vraie réflexion profonde à son oeuvre, ensuite au lecteur de choisir de s'y arrêter ou non. 
Alors que tout semble figé et tellement codifié, en réalité rien ne l'est et la vie bien rangée, bien ordonnée, des personnages va s'ébranler aussi vite qu'un château de carte sur une plage de Bretagne (un jour de tempête).
C'est vraiment ce qui m'a plu dans ce livre. On commence doucement, l'atmosphère est sereine, on est en sécurité et très vite tout change dans un mouvement sans retour. 

Je vous conseille de vous lancer dans ce roman en prenant le temps de vous questionner et de regarder aussi entre les lignes. 

Pour ceux qui veulent connaître mes impressions tout au long de ma lecture ... 
C'est par ici : 


Vivez, Lisez ! 



samedi 6 août 2016

Ces musiques qui accompagnent mes lectures

Ecouter de la musique ou lire en silence ... sur le sujet chacun à son avis ! Pour mon cas, tout dépend de mon humeur et du livre que je lis. Je vous livre aujourd'hui la liste des musiques qui me font vibrer (et il y en a pour tout le monde) en ce moment et que je peux totalement écouter en lisant, ou en faisant autre chose (comme écrire cet article par exemple).

Ibeyi


Naive New Beaters

Fakear (c'était la musique de mon mariage ;) )


Jazz Cartier


Postaal


Et vous, quelle musique vous transporte en ce moment ?


mercredi 3 août 2016

les nuits de laitue ... me laissent perplexe

J'ai lu ce livre il y a quelques semaines et je ne sais toujours pas quoi en penser ...




Résumé :
Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Rien de ce que leurs voisins disent ou font ne leur échappe. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du village, microcosme baroque et réjouissant - autant dire joyeusement peuplé de doux dingues. Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda, propriétaire de chihuahuas neurasthéniques et portée sur la sagesse orientale ; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas finie ; Marina, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss en exterminant méthodiquement les cafards de sa voisine... Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat avec un succès mitigé ses insomnies à grandes gorgées de tisane à la laitue, tout en soupçonnant à juste titre les autres habitants du village de lui cacher quelque chose...


J'ai la désagréable sensation d’être passée à coté de ce texte. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais il me manque quelque chose. Pourtant la qualité littéraire est indéniable et le personnage principal, ce vieux type un peu asocial est attachant. Mais l'émotion m'a manqué. Je n'ai rien ressenti de particulier et pour tout vous dire, j'ai mis un temps fou à venir à bout de ce livre de 224  pages. Cependant c'est un livre que je conseillerais sans hésitations car je suis certaine que le problème vient de moi et non de l'oeuvre. Peut-être ne l'ai-je pas lu au bon moment... Ce qui est certain c'est que je le relirai car il y a dans ce roman de Vanessa Barbara une légèreté et un humour très agréables. Les personnages sont loufoques et les situations ne sont pas en reste. L'auteure joue avec plaisir (et ça se sent) avec le codes de roman et du polar sans fautes de goût. Mais voilà, il m'a manqué l'étincelle. 
Je garde ce livre tout proche car je veux absolument nous donner une seconde chance. 

Vivez, Lisez !

samedi 23 juillet 2016

L'ombre douce. Coup de coeur

J'ai placé ce livre dans ma wish-list après avoir lu un article dans le magazine Lire. J'étais pourtant un peu sceptique lorsqu'on me l'a offert ... Une histoire d'amour pendant la guerre, les amoureux se retrouveront-ils, ne se retrouveront-ils pas ... J'avais peur du roman un peu à l'eau de rose, mais la plume de Hoai Huong Nguyen étant décrite partout comme tellement poétique ... je me suis lancée ...


Résumé :

1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... 

A peine marié, Yann doit rejoindre les bataillons de la cuvette de Diên Biên Phu. Pluie, bombardements, boue, corps-à-corps : c'est l'apocalypse. Après la défaite, Yann n'est que l'un des milliers de prisonniers condamnés aux marches infernales vers les camps d'internement. Mai est prête à tout pour le tirer de l'abîme. 

Bon déjà Yann vient de Belle-île-en-mer, ça commençait plutôt bien. Les descriptions de l'auteure sont tout bonnement superbes (et elle connait visiblement vraiment l’île) !
Mais pour parler en profondeur du roman ... L'histoire est finalement assez loin des clichés que j'avais peur de rencontrer et ce pour une très bonne raison : les personnages. Nos deux héros sont tout à fait particuliers et leur caractère est loin de celui du commun des mortels car ils sont, dès le départ, des héros tragiques. Ils sont construits d'une manière très fine et très subtile. Ils gardent tout le long du roman une part de mystère et nous livrent seulement par bribes quelques parties de leur vie, tout en émotion. 
L'auteure ne dévoile jamais rien de trop de ses personnages et c'est grâce à cela qu'on évite le côté pathos. Comment vous dire que j'ai été plus qu'emballé par ce très court roman. C'est tout simplement mené d'une main de maître, l'histoire est magnifique, les descriptions sont à tomber, on en sait ni trop ni pas assez. 
Ce livre est d'un équilibre incroyable, le style est remarquable, les métaphores florales sont parfaites ... Il fait définitivement partie de mon top 50 des livres à lire dans sa vie (même top 20, soyons fous !)


Énorme coup de cœur donc pour ce roman que je conseille sans retenue !!!

livre lu dans le cadre du challenge/énigme chacun son époque n°2 organisé sur Livraddict par Magiennedoz

dimanche 12 juin 2016

samedi 11 juin 2016

Cheese Monkey

Je pense que si je n'avais pas essayé de remplir toutes les conditions de mes challenges Livraddict, ce bouquin serait toujours dans ma PAL. Je ne me souviens plus du tout pourquoi je l'avais acheté. Très certainement à cause (grâce ?) de sa couverture invitant au voyage sur le route 66. Bon je vous le dis direct, il n'est pas du tout question de promenade en voiture (quoique) dans le livre. Pourtant on part bien en voyage ... un voyage statique et un peu déglingué mais délicieusement envoûtant.



Résumé :
À la fin des années 1950, un adolescent désabusé intègre une école d’art et choisit par accident un cours d’introduction au dessin. Le professeur, Winter Sorbeck, séducteur et fascinant, teste ses élèves avec une exigence sadique. En proie aux affres et émois de la jeunesse, l’étudiant, alter egode papier de Chip Kidd, découvre grâce à son pygmalion un monde artistique jamais envisagé : le graphisme.
Né en 1964 en Pennsylvanie, Chip Kidd est graphiste et illustrateur. Il est célèbre pour ses couvertures et jaquettes d’écrivains renommés. Cheese Monkeys est son premier roman traduit en français.

Bon, clairement, il y a certaines références que je n'ai pas captées MAIS l'humour et le ton de l'auteur nous font clairement oublier notre ignorance vite fait. Les personnages sont complètements fous et très souvent un peu à côté de la plaque mais leurs remarques qui piquent aux vifs nous les rendent très vite attachants. Je ne vais pas vous dire que c'est un coup de cœur mais j'ai franchement passé un bon moment. Les personnages gardent tout au long du roman leur part de mystère et le but de l'auteur n'est pas du tout d'apporter toutes les réponses au lecteur et c'est tant mieux. On a pas tellement besoin d'en savoir trop sur les personnages car ils créent eux-même ce qu'ils sont en essayant le plus possible de s'affranchir de leurs histoire personnelles.
Il y a, dans cette oeuvre de Chip Kidd, une vraie vision de l'art et cela porte à réflexion. Certains argumentaires peuvent même remettre en question des années d'admiration pour certains tableaux.
Je ne conseille pas ce livre à tout le monde. L'auteur a beau employer (magnifiquement bien) un langage familier, le livre n'est pas forcément facile d'accès et il est fort possible que certains lecteurs abandonnent dès la dixième page. Mais pour ceux qui vont continuer, vous allez rencontrer un tas de situations totalement loufoques amenées par un humour noir parfaitement maîtrisé et un talent évident pour les descriptions rythmées et entraînantes !

Vivez, lisez !