vendredi 29 avril 2016

Les gens dans l'enveloppe, superbe !

Ce roman je l'ai débuté et puis avec l'arrivée d'une petite dame de 3kg740 je l'ai posé dans un coin de ma bibliothèque.
Je l'ai repris il y a quelques jours (je n'en étais qu'à la page 32) et je l'ai dévoré, mais véritablement ! Et tout comme l'auteure, Isabelle Monnin, qui semble avoir du mal à laisser ses personnages et les gens, les vrais, j'ai eu bien du mal à fermer le livre après les derniers mots. 
Je vous en parle.




Résumé :
En juin 2012, j'achète à un brocanteur sur Internet un lot de 250 photographies d'une famille dont je ne sais rien. Les photos m'arrivent dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l'enveloppe il a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Un soir, je montre l'enveloppe à Alex. Il dit : "On pourrait aussi en faire des chansons, ce serait bien." Les gens dans l'enveloppe, un roman, une enquête, des chansons.


Les gens dans l'enveloppe, c'est d'abord une belle idée, un projet plus qu'intéressant, un objet plein et complexe en même temps qu'humain et très beau. C'est donc d'abord le concept qui m'a attiré. La plume d'Isabelle Monnin m'a très vite happée. J'ai souvent pensé à l'écriture de Marguerite Duras au cours de ma découverte. Les phrases sont courtes, sans fioritures, sans débordements, simples mais vraies, comme les gens dans l'enveloppe. Les figures des photographies sont plus que de simples personnages, ils existent réellement mais avec leur propre vécu. C'est ainsi que leur histoire est à la fois unique et universelle. Elle est la leur et pourtant la notre aussi. Il me semble que l'on peut tous se retrouver un peu dans les personnages des gens dans l'enveloppe. 
J'imagine à quel point il a pu être difficile pour Isabelle Monnin de dissocier les personnages par elle inventés et les âmes qu'elle a rencontré tout au long de son enquête. Quelque chose, un sentiment, une émotion est sortie des photos et c'est grâce à cela que l'histoire des gens dans l'enveloppe n'est pas si loin de l'existence, le personnage principal étant toutefois différent. 
Comment ne pas être touché ? Que ce soit par les personnages, fictifs donc, que par les gens, les vrais, ceux qu'on pourrait croiser tous les jours au détour d'un rayon de supermarché.
Les gens dans l'enveloppe est aussi une histoire d'affranchissement, de quête de liberté. Il faut se libérer des autres, du lieu, de soi-même aussi, pour enfin exister pleinement. Mais est-ce toujours possible ?
Le magnifique de cette oeuvre réside aussi dans le fait de pouvoir entrer doucement dans les coulisses de l'écriture, les coulisses de l'aventure. On part à la rencontre du chemin de création mais aussi, comme l'auteure, à la rencontre des gens. C'est beau et c'est touchant. 
Je voudrais tellement pouvoir en parler d'une plus belle manière afin que vous vous jetiez dessus comme je l'ai fait. Mes mots sont malheureusement bien peu de choses face à la joliesse de ce roman/enquête et musique ! Car il ne faut pas oublier la participation au projet du très talentueux Alex Beaupain. Il a écrit des chansons originales à partir du texte et on trouve également sur le cd quelques reprises des chansons qui ont marquées les vrais gens de l'enveloppe interprétées par ... je vous laisse le découvrir. 

Ce livre est bien plus qu'un "simple" roman, c'est une oeuvre artistique complète dont on attend plus à présent que l'adaptation théâtrale ou cinématographique. 

Vivez, Lisez ! et chantez


Les gens dans l'enveloppe
Isabelle Monnin avec Alex Beaupain
ISBN : 9782709649837 
Éditeur : J-C Lattés(2015)

lundi 25 avril 2016

trouver le temps de lire ... (avec un bébé et un peu d'imagination)

Trouver le temps de lire n'est pas toujours chose aisée. Que l'on travaille ou non, il y a toujours 1001 choses à faire, ménage, rangement, papiers, sport (non je plaisante !), prendre un bain, aller se faire masser, épiler, coiffer, voir un match de foot ou de hockey ... la vie quoi !
Alors quand en plus vient s'ajouter à cela un petit bébé, minuscule et mignon, lire devient mission impossible ! 

Il faut alors mettre en place des petites techniques dignes d'un agent secret du FBI ...

Je vous révèle aujourd'hui comment je fais pour pouvoir continuer à grignoter des œuvres littéraires. 
Attention ! je ne vais pas vous dire que je continue à lire 6 à 10 livres par mois, c'est des astuces, pas de la magie !

D'abord (je sais que ça ne plaît pas à tout le monde)... les toilettes. Je vous explique : 
Votre compagnon est là, il joue à la playstation. Commencez alors à faire la grimace, normalement il va vous demander ce qui vous arrive, si ce n'est pas le cas n'hésitez à ajoutez aux grimaces des petits couinements de douleur. Avancez alors l'argument des maux de ventre et annoncez dans la foulé que vous avez besoin de vous rendre dans vos lieux d'aisance. Je n'ai pas précisé, mais jouez la fine, veillez à déposer un livre aux toilettes avant le petit sketch !
Laissez donc bébé avec son papa et enfermez vous à double tour. Vous avez environ 10 minutes (même 15 si vous êtes bonne actrice). 
Si vous êtes un homme la technique fonctionne tout aussi bien. 

Deuxième astuce, qui fonctionne mieux si on habite en ville mais que l'on peut adapter à une vie dans un village à la campagne. 
Annoncez d'un air dépité et débordé que vous devez (encore) vous rendre à la poste afin de remercier tous les gens qui vous offrent des cadeaux ... (n'en faites pas trop quand même au risque de voir votre compagnon ou votre compagne proposer de s'y rendre à votre place ! tout est dans la subtilité). Glisser discrètement le livre dans votre sac. Si vous avez de la chance, la poste est loin de chez vous et il vous faut prendre les transports en commun (ce qui vous laissera le temps de lire). Si vous devez vous y rendre en voiture pas de problème. Sur le parking de la poste prenez quelques minutes pour vous enfiler une dizaine de pages (pareil au retour). Prenez surtout tout votre temps ! Si madame ou monsieur vous reproche le temps passé pour acheter trois timbres vous pourrez toujours expliquer qu'il y avait une file d'attente interminable car un dinosaure éteint depuis des années venait de se réveiller dans la salle de stockage des colis.
Les mensonges les plus gros sont ceux qui passent le mieux !

Troisième astuce, pour les plus téméraires ! Inventez toutes sortes de rendez-vous chez le dentiste, le médecin, le kiné ... Alors que votre moitié vous pense terrifié(e) devant le roulette du dentiste, installez-vous confortablement dans un café, votre livre entre les mains et un chocolat liégeois sur la table. Pas mal qu'en pensez-vous ? Bon, en rentrant il faudra jouer la comédie et manger de la soupe pendant deux jours, mais ça vaut le coup non ? 
Avec cette astuce vous pouvez avoir facile 1h même 2h pour vous consacrer à votre roman. 

Bon après vous pouvez toujours lire pendant que bébé dort ou demander à votre homme ou votre femme d'aller se promener avec bébé une petite heure afin d'avoir du temps pour vous, mais c'est vachement moins palpitant ... 

Vivez, Lisez

samedi 23 avril 2016

La petite amie imaginaire

Je viens de refermer La petite amie imaginaire de John Irving. 



J'adore John Irving mais là ... ce n'est pas que j'ai détesté, attention, mais je dois avouer m’être un peu ennuyée. Ce livre est une autobiographie très courte portant principalement sur l'amour d'Irving pour la lutte et sa proximité avec l'écriture ; ainsi que sur les personnes importantes de sa vie, ses mentors pour ainsi dire. 

L'univers de la lutte ne m'attire vraiment pas donc passer la moitié du livre sur un tapis dans une salle surchauffée ... comment dire ? Cependant il faut voir plus loin que le récit direct du sport de combat. En parlant de lutte Irving parle surtout de persévérance et il confronte souvent l'acte d'écrire et la performance sportive. Un entraîneur de l'auteur lui avait dit que le talent n'était pas tout dans la vie, l'important étant de continuer, de s'obstiner, de toujours poursuivre et tenir face aux échecs. Irving nous avoue ici que cela s'est révélé vrai pour la lutte mais aussi pour sa vie d'écrivain (n'oublions pa qu'il est dyslexique). C'est ce qui m'a vraiment plu dans cette oeuvre, la capacité de l'auteur à garder un regard objectif (bien que parfois trop critique) sur ses capacités artistiques et sportives. 
John Irving se livre avec une très jolie sincérité et la fin est particulièrement touchante, car bien plus que des faits, ce sont surtout des Hommes qui ont marqué sa vie et ce texte est un très bel hommage à ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont fait de l'homme ce qu'il semble être aujourd'hui. 

Que dire de plus sur cette oeuvre ? Si vous aimez John Irving alors lisez ce livre, vous y trouverez d'ailleurs tout un chapitre sur les auteurs favoris de ce grand nom de la littérature. Néanmoins, si vous n'avez encore rien lu de celui qui a écrit Le monde selon Garp ou bien  L'hôtel New Hampshire, passez votre chemin pour le moment car vous risqueriez de ne pas vouloir en découvrir d'avantage. 

Un avis en demi-teinte donc pour un livre intéressant mais qui ne pas transporté. 

Livre entrant dans les challenges Livraddict: 
* Nettoyage de printemps 2016 
et
 *Challenge/énigme Chacun son époque n2 (20ème siècle dans mon cas)

Vivez, Lisez !

jeudi 31 mars 2016

Miniaturiste ... coup de coeur ou déception ?

Première lecture commune avec ce roman de Jessie Burton et pas des moindres je peux vous le dire !
J'avais vu ce livre à l'occasion d'un swap dans la Pal d'Anaëlle 
(Maelys_a : https://maelysaimelire.wordpress.com/) ... Ce qui tombait bien puisqu'il était aussi dans la mienne. J'ai donc demandé à Anaëlle si elle avait envie de découvrir ce premier roman avec moi. Je ne vais pas vous cacher qu'elle l'a dévoré bien plus vite que moi (bébé oblige). L'histoire maintenant, parce que je suis certaine que votre impatience est mise à rude épreuve !



Résumé :
Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets. 


Mon avis :

Forcément, avec un titre pareil on s'attend à découvrir en priorité l'histoire de ce mystérieux miniaturiste... Alors je dois vous avouer que de ce coté là je reste un peu sur ma faim. En revanche les descriptions de la vie des Amstellodamiens est vraiment incroyable. J'ai été emportée bien loin de mon quotidien au contact des Brandt et de leurs secrets (qui sont nombreux croyez moi).
Cependant ne vous attendez pas à du fantastique ; c’était un peu mon attente avec le résumé et ma petite déception vient certainement de là. Mais le style, la plume …. superbe ! 
Et en allant voir l’article d'Anaëlle vous risquez de retrouver cet engouement pour la qualité littéraire de ce premier roman. 
Les personnages à présent… Nella est une jeune fille pleine de ressources mais qui met un temps assez long à se réveiller et à agir et c’est un peu dommage. Celle que j’ai finalement préférée reste Marin qui est tellement pleine de mystères (qui ne seront malheureusement pas tous élucidés). Cette femme, bien plus moderne qu’il n’y parait, si froide en apparence est peut-être bien le personnage le plus énigmatique mais aussi (pour ma part) le plus intéressant. Il me semble aussi qu’elle est presque le personnage central du livre, celle autour de qui tout va s’articuler, mais je ne veux pas trop vous en dévoiler afin de vous laisser le plaisir de percer à jour les non-dits de ce clan hors du commun.
Bien que certaines questions soient restées sans réponses et que je le regrette quelque peu, je ne peux que vous conseiller de lire cette oeuvre au style si agréable. Ce n’est pas un coup de cœur mais ce livre restera définitivement dans ma bibliothèque et je suis certaine de m’y replonger d’ici quelques mois. 


Vivez, Lisez !


mardi 9 février 2016

D'après une histoire vraie

Voilà, je l'ai lu, ce livre qui a fait tellement de bruit. Et j'ai pas mal de choses à vous en dire. Tant, que je ne sais pas franchement par quoi commencer...



Il m'a fallu attendre quelques temps pour pouvoir faire cet article et vous parler de ce livre. Je crois que ce n'est pas juste un roman qu'on aime ou pas, c'est un livre qui questionne.
En plus d'avoir attendu pour parler de ce livre, j'ai aussi accouché d'une adorable petite fille, ce qui explique ce long silence. Et dès que j'essaye d'écrire un article, elle ouvre les yeux ... Pas facile de me faire à cette nouvelle organisation, mais ça va venir (ça ne fait que 15 jours après tout).
Mais revenons à notre livre !

Comme vous, j'en ai entendu des éloges un peu partout, j'ai juste eu un avis négatif d'une amie qui est restée mitigée face à ce livre et je peux comprendre pourquoi.

Le résumé :

"Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser."
Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d'une époque fascinée par le Vrai.

Mon avis :

Il est vrai que Delphine De Vigan se promène à la frontière entre réalité et fiction et c'est ça qui est génial. Elle pose clairement la question du réel dans l'écriture et de de l'écriture de soi. Tout doit-il être vrai ? Le lecteur doit-il juste accepter de croire l'auteur ou au contraire se laisser porter sans même se demander si les faits sont véridiques. On est donc, pendant cette lecture, face à toutes ces questions en même temps qu'on se laisse happer par le style de l'auteure. Le problème que j'ai eu avec ce roman, car c'est toujours de roman qu'il s'agit, c'est que certains passages m'ont semblés presque faciles. On s'attend à beaucoup d'événements et je n'ai donc pas tellement retrouvé le côté thriller psychologique qu'on m'annoncait, sauf peut-etre dans l'action finale.

L'atmosphère devient de plus en plus pesante au fil des pages , c'est vrai, mais j'aurais aimé que ça aille encore plus loin. Peut-être que tout ce que j'ai entendu de la part des critiques a créé chez moi une trop grande attente. Mais je ne suis pas déçue  loin de là. j'ai vraiment beaucoup aimé ce mélange entre réalité (par exemple sa relation avec Francois Busnel) et la fiction. On se demande sans cesse où s'arrête l'une et où commence l'autre. Et cette fameuse L, qui est-elle ? Existe-t-elle vraiment ? Est-ce réellement arrivé ?
Est-ce important de savoir si cela est vraiment arrivé ? 
Se pose aussi la question de l'écriture et de la source d'inspiration des auteurs. Ecrit-on pour soi, pour ses lecteurs ? L'inspiration doit-elle venir de sa vie, ses expériences ou bien de la "simple" imagination ? Bien évidemment Delphine De Vigan n'apporte pas de réponses à toutes ses questions. Chacun trouve sa propre réponse, il n'y pas de juste chemin. Voilà ce que j'ai trouvé passionnant dans ce livre. Bon, et il faut bien avouer que le style de l'auteure rajoute à la saveur du livre et que ce dernier se laisse dévorer aussi rapidement qu'un paquet d'oursons guimauve !
Un livre à lire donc, peut-être plus encore pour les questions qu'il apporte et pour son style que pour son histoire (vraie ???)

Vivez, Lisez 

mardi 19 janvier 2016

les livres toujours pas lus en 2015, part 2

Voici la deuxième partie de ces livres qui ne sont TOUJOURS pas sortis de ma PAL en 2015 ... 

J'espère que vous passez de belles lectures. 


Vivez, Lisez !

vendredi 15 janvier 2016

Les gourmands disent

J'ai participé à un swap sur Livraddict. Les gourmands disent ... avec un titre pareil comment pouvais-je résister ? 

Merci encore à l’organisatrice ce swap, Stephanius !

Voici donc ce que j'ai reçu de la part de Jeanne et vous allez voir j'ai été bien gâtée ! J'ai hâte de tester les livres de cuisine (un prochain cookbook test sur la chaîne ?) et aussi le minuteur des œufs qui me fait trop rire. Je peux vous dire que les kinder n'ont pas fait long feu ni le balisto qui a été dévoré sitôt la photo prise !